lundi 12 août 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA01043 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SARL LE PRADO - GILBERT |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A C et Mme B C ont demandé au tribunal administratif de Marseille de condamner solidairement l'assistance publique-hôpitaux de Marseille (AP-HM) et son assureur la société hospitalière d'assurances mutuelles (SHAM), devenue Société Relyens Mutual Insurance ou, à titre subsidiaire, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) :
1°) à verser à M. C, à titre principal, la somme de 2 461 705,30 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du 12 février 2020, avec capitalisation des intérêts à compter du 12 février 2021, ainsi qu'une rente annuelle de 227 760 euros ;
2°) à verser à M. C, à titre subsidiaire, au titre de l'assistance par une tierce personne, la somme de 500 000 euros à titre de provision, et une rente provisionnelle annuelle de 75 000 euros payable mensuellement à termes échus, dans l'attente de la réalisation d'une expertise aux fins de procéder à un bilan complet en ergothérapie de son domicile, de donner un avis sur les besoins en assistance par une tierce personne, sur les besoins en aménagement du logement et sur les diverses aides techniques requises avant et après le rapport d'expertise ;
3°) à verser à Mme C la somme de 85 000 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du 12 février 2020 avec capitalisation des intérêts.
La caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône a demandé la condamnation solidaire de l'AP-HM et de la société Relyens Mutual Insurance à lui verser la somme de 84 374,10 euros, avec intérêts au taux légal à compter de l'enregistrement de son premier mémoire, ainsi que l'indemnité forfaitaire de gestion prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Par un jugement n° 2203917 du 6 février 2024, le tribunal administratif de Marseille a :
1°) donné acte du désistement de M. et Mme C de leurs conclusions dirigées contre l'ONIAM ;
2°) condamné solidairement l'AP-HM et la société Relyens Mutual Insurance à verser à M. C une somme de 537 551,21 euros avec intérêts au taux légal à compter du 12 février 2020 et capitalisation des intérêts à compter du 12 février 2021, ainsi que, à compter du jugement, une rente trimestrielle d'un montant de 13 390 euros qui sera payable à terme échu sous déduction, le cas échéant, des sommes versées à M. C au titre des aides financières à la tierce personne, et qui sera revalorisée par application des coefficients prévus à l'article L. 434-17 du code de la sécurité sociale ;
3°) condamné solidairement l'AP-HM et la société Relyens Mutual Insurance à verser à Mme C une somme de 23 000 euros avec intérêts au taux légal à compter du 12 février 2020, avec capitalisation des intérêts à compter du 12 février 2021 ;
4°) condamné solidairement l'AP-HM et la société Relyens Mutual Insurance à verser à D une somme de 84 374,10 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du 5 juillet 2022, et une somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 22 avril 2024, l'AP-HM et la société Relyens Mutual Insurance, représentées par Me Le Prado, demandent à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 6 février 2024 du tribunal administratif de Marseille ;
2°) de rejeter les demandes présentées par M. et Mme C et D devant le tribunal administratif de Marseille.
Par un acte enregistré le 6 mai 2024, l'AP-HM et la société Relyens Mutual Insurance déclarent se désister purement et simplement de leur requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des () cours () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. Le désistement de l'AP-HM et de la société Relyens Mutual Insurance est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de l'AP-HM et de la société Relyens Mutual Insurance.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'assistance publique-hôpitaux de Marseille, à la société Relyens Mutual Insurance, à M. A C, à Mme B C et à la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 12 août 2024.
N°24MA01043
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026