mercredi 13 novembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA01909 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. et Mme A B ont demandé au tribunal administratif de Nice de prononcer la décharge en droits et pénalités des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre de l'année 2018.
Par un jugement n° 2200665 du 18 juillet 2024 le tribunal administratif de Nice a rejeté leur demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 23 juillet 2024, M. et Mme B, représentés par Me Michallon, demandent à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Nice ;
2°) de faire droit à leur demande.
Ils soutiennent que :
- le jugement est irrégulier car il n'a pas répondu au moyen tiré par eux de l'absence de réception de mise en demeure ;
- il n'est pas suffisamment motivé sur la mise en œuvre de la procédure d'office ;
- l'administration devra produire à l'instance la copie de l'avis de réception de la mise en demeure ainsi que le document ; Les déclarations de revenus ont été déposées dans les délais requis ; Le paragraphe 10 de la doctrine administrative référencée BOI-IR-PAS-50-10-30-10 a été méconnu.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme B ont fait l'objet d'un contrôle sur pièces au titre de l'impôt sur le revenu de l'année 2018, à l'issue duquel ils ont été assujettis à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, selon la procédure de taxation d'office. M. et Mme B relèvent appel du jugement du 18 juillet 2024 par lequel le tribunal administratif de Nice a rejeté leur demande de décharge des impositions en litige.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, () ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la Cour peuvent (), par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
3. En premier lieu, le tribunal a répondu au point 7 du jugement de façon suffisamment motivée aux moyens tirés par les contribuables de l'absence de réception de la mise en demeure adressée par l'administration fiscale, et de la régularité de la mise en œuvre de la procédure d'imposition d'office. Le moyen tiré par M. et Mme B de l'irrégularité du jugement, du fait d'omission à statuer et d'insuffisance de motivation doit être écarté, sans qu'il y ait lieu de réclamer la copie de l'avis de réception de la mise en demeure et de celle-ci, documents déjà produits en première instance et communiqués le 12 mai 2022 aux contribuables.
4. En deuxième lieu, pas davantage en appel qu'en première instance les contribuables n'établissent, par un échange de mail entre eux-mêmes et leur expert-comptable, avoir déposé les déclarations de revenus et leurs annexes dans les délais fixés par l'administration fiscale. La procédure d'imposition d'office a, dans ces conditions, été régulièrement mise en œuvre.
5. En troisième lieu, il y a lieu de rejeter le moyen tiré de la méconnaissance de la doctrine administrative, par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges aux points 14 et 15 du jugement, les contribuables ne produisant aucun élément nouveau en appel sur ce point.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. et Mme B, qui est manifestement dépourvue de fondement, doit être rejetée par application des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A B.
Copie en sera adressée à la direction du contrôle Sud-Est Outre-mer.
Fait à Marseille, le 13 novembre 2024.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026