mercredi 8 janvier 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA02068 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SARL LE PRADO - GILBERT |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. J F, M. D F, Mme H F, M. K F, Mme B A, M. G A et M. I A ont demandé au tribunal administratif de Marseille de condamner, à titre principal, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), et à titre subsidiaire l'Assistance publique - hôpitaux de Marseille (AP-HM) et la société Relyens, son assureur :
- à leur payer la somme de 74 090 euros en qualité d'ayants-droit de Mme E C, épouse A, en réparation des préjudices subis par la défunte ;
- à payer à M. I A la somme de 20 000 euros en réparation du préjudice d'affection subi du fait du décès de sa mère ;
- à payer à M. J F, M. D F, Mme H F, Mme B A et M. G A, la somme de 10 000 euros chacun en réparation du préjudice d'affection subi du fait du décès de leur grand-mère ;
- à payer à M. K F la somme de 5 000 euros en réparation du préjudice d'affection subi du fait du décès de sa belle-mère.
Par un jugement n° 2109767 du 4 juin 2024, le tribunal administratif de Marseille a solidairement condamné l'AP-HM et son assureur, la société Relyens à payer :
- les sommes de 53 384 euros à la succession de Mme E A, de 6 500 euros à M. I A et de 4 500 euros chacun à M. J F et Mme B A ;
- à la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes, agissant pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône, les sommes de 38 059,62 euros avec intérêts au taux légal à compter du 20 juin 2023 et de 1 191 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 2 août 2024, M. D F, Mme H F, M. K F et M. G A, représentés par Me Adrai-Lachkar, demandent à la cour :
1°) de réformer le jugement du tribunal administratif de Marseille en tant qu'il a rejeté leurs demandes d'indemnisation de leur préjudice d'affection ;
2°) de condamner l'AP-HM à leur payer la somme de 4 500 euros chacun ;
3°) de mettre à la charge de l'AP-HM la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que les premiers juges ont opéré une distinction entre les ayants-droit et ont indemnisé le préjudice d'affection de certains d'entre eux de manière incompréhensible.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. D F, Mme H F, M. K F et M. G A relèvent appel du jugement du tribunal administratif de Marseille du 4 juin 2024 en tant qu'il a rejeté leurs demandes d'indemnisation de leur préjudice d'affection.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des () cours administratives d'appel () peuvent, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
3. Les premiers juges ont indemnisé le préjudice d'affection de M. I A en lui allouant la somme de 6 500 euros, en sa qualité de fils majeur de Mme C épouse A, et celui de M. J F et de Mme B A en leur allouant la somme de 4 500 euros chacun, en leur qualité de petits enfants de la victime. Ils ont rejeté les demandes présentées par M. D F, Mme H F, M. K F et M. G A au titre de leur préjudice d'affection comme étant irrecevables en l'absence d'une décision de l'AP-HM permettant de lier le contentieux indemnitaire.
4. Les requérants, qui se bornent à soulever en appel, sans remettre en cause l'irrecevabilité ainsi retenue par le tribunal, le moyen tiré de ce que la différence entre les montant attribués est incompréhensible, sans exposer aucun élément de fait ou de droit pour étayer ce moyen, ne critiquent pas utilement le jugement attaqué. Par suite, il y a lieu d'écarter ce moyen manifestement dépourvu de fondement.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête qui est manifestement dépourvue de fondement, doit être rejetée par application des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris, par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. D F, Mme H F, M. K F et M. G A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D F, Mme H F, M. K F et M. G A, à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille et à la société Relyens.
Fait à Marseille, le 8 janvier 2025.
N°24MA02068
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026