lundi 4 novembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA02200 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
Vu les procédures suivantes :
Procédure contentieuse antérieure :
Par dix requêtes distinctes, Mme S B épouse I, Mme H L, Mme U X épouse M, Mme T P, M. Y N, Mme Q G épouse C, Mme R D épouse F, Mme W J, Mme O E, Mme K A épouse V ont demandé au tribunal administratif de Bastia, à titre principal, d'annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse a implicitement rejeté leurs réclamations indemnitaires préalables, d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse de reconstituer leurs carrières sur des critères objectifs en catégorie A avec la classification acquise au 1er août 1990, en appliquant les critères les plus favorables pour s'assurer qu'ils disposent d'une rémunération au moins égale à la grille la plus élevée de la catégorie A depuis 1990, et des droits à la retraite qui s'y rattachent, de leur verser les rappels de rémunérations dues depuis le 1er août 1990 par application du statut cadre A de la fonction publique, en prenant en compte la grille d'avancement la plus favorable pour cette catégorie, de procéder au recalcul de leurs droits à la retraite sur la base des jugements à intervenir, de condamner l'Etat à leur verser, à chacun, la somme totale de 497 000 euros, à parfaire, en réparation des préjudices qu'ils estiment avoir subis, et à titre subsidiaire, avant dire droit, saisir le Conseil d'Etat ou la Cour de justice de l'Union européenne de la question portant sur la conformité des distinctions entre professeurs des écoles et instituteurs, au principe de l'égalité de rémunération consacré par l'article 119 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 6 000 euros, à chacun, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par dix ordonnances nos 2100663, 2001303, 2001307, 2001296, 2001310, 2001302, 2001311, 2001312, 2001313 et 2001314 du 14 août 2024, la présidente du tribunal administratif de Bastia a rejeté ces demandes.
Procédure devant la Cour :
Par dix requêtes, enregistrées le 20 août 2024, sous les nos 24MA02200, 24MA02201, 24MA02202, 24MA02203, 24MA02204, 24MA02205, 24MA02206, 24MA02207, 24MA02208 et 24MA02209, Mme B épouse I, Mme L, Mme X épouse M, Mme P, M. N, Mme G épouse C, Mme D épouse F, Mme J, Mme E et Mme A épouse V, représentés par la SELARL Atlantique Avocats Associés, demandent à la Cour :
1°) avant dire droit, de saisir la Cour de justice de l'Union européenne de la question de la conformité de la différence de traitement résultant du décret du 1er août 1990 à l'article 119 du traité de Rome, devenu l'article 141 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, à la directive n° 2000/78 du 27 novembre 2000 et des articles 1er et 14 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
2°) d'annuler les ordonnances rendues dans chacune de leurs affaires ;
3°) d'annuler la décision implicite rejetant leur demande d'indemnisation et de reconstitution de leurs carrières et de leurs droits à la retraite ;
4°) d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale de reconstituer leurs carrières à compter du 1er août 1990, pour leur assurer des droits équivalents à ceux des agents de catégorie A, de leur verser les rappels de rémunération dus depuis le 1er août 1990 et de procéder au recalcul de leurs droits à la retraite ;
5°) de condamner l'Etat à leur payer, à chacun, des indemnités de 247 000 euros, de 50 000 euros, de 50 000 euros et de 150 000 euros au titre, respectivement, de la perte de revenus, du préjudice d'établissement, du préjudice moral et de la perte de droits à la retraite ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat, dans chaque instance, la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative, notamment les articles R. 811-1 et R. 351-2.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 811-1 du code de justice administrative : " () Les ordonnances prises sur le fondement du 6° de l'article R. 222-1 sont rendues en premier et dernier ressort quel que soit l'objet du litige () ".
2. Les requêtes d'appel visées ci-dessus sont dirigées contre des ordonnances prises par la présidente du tribunal administratif de Bastia en application du 6° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En vertu des dispositions rappelées ci-dessus de l'article R. 811-1 du code de justice administrative, ces ordonnances ne sont pas susceptibles d'appel et ne peuvent faire l'objet que d'un recours en cassation devant le Conseil d'Etat. Il y a donc lieu, par application des dispositions de l'article R. 351-2 de ce même code, de renvoyer cette requête au Conseil d'Etat.
O R D O N N E :
Article 1er : Les dossiers des requêtes de Mme B épouse I, Mme L, Mme X épouse M, Mme P, M. N, Mme G épouse C, Mme D épouse F, Mme J, Mme E et Mme A épouse V sont transmis au Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme S B épouse I, Mme H L, Mme U X épouse M, Mme T P, M. Y N, Mme Q G épouse C, Mme R D épouse F, Mme W J, Mme O E, Mme K A épouse V, à la ministre de l'éducation nationale et au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Fait à Marseille, le 4 novembre 2024.
Nos 24MA02200 et autres
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026