jeudi 10 avril 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA02241 |
| Type | Ordonnance |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | MADYAN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 12 décembre 2023 lui refusant le renouvellement d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de sa destination.
Par une ordonnance n° 2402963 du 28 mai 2024, le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 août et 2 octobre 2024 sous le n° 24MA02241, M. A, représenté par Me Madyan, demande à la Cour, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'ordonnance du 28 mai 2024 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 décembre 2023 ;
3°) d'enjoindre au préfet, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 février et 25 mars 2025 sous le n° 25MA00377, M. A, représenté par Me Madyan, demande à la Cour, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer le sursis à exécution de l'ordonnance du 28 mai 2024 ;
2°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer un visa de retour ou de court séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) d'enjoindre au préfet, d'une part, de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à compter de la notification de la décision à intervenir et, d'autre part, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à Me Madyan au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale dans les deux instances précitées par deux décisions du 26 juillet 2024 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes enregistrées sous les n°s 24MA02241 et 25MA00377 sont présentées par le même requérant et sont dirigées contre la même ordonnance. Il y a lieu, dès lors, de les joindre pour y statuer par une seule décision.
Sur la régularité de l'ordonnance attaquée :
2. Le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de M. A comme étant manifestement irrecevable, au motif de sa tardiveté au regard du délai spécial de trente jours qui lui était applicable.
3. Il ressort du mémoire introductif de l'instance d'appel déposé par M. A le 26 août 2024 que requérant n'y expose aucun moyen à l'encontre du motif d'irrecevabilité retenu par le premier juge, se bornant ainsi à invoquer dans le délai d'appel des moyens relatifs aux légalités externe et interne de l'arrêté préfectoral litigieux.
4. Si le mémoire complémentaire enregistré le 2 octobre 2024 comporte un moyen tiré de ce que le premier juge aurait à tort opposé la forclusion à la demande du requérant, ce moyen, qui est relatif à la régularité de l'ordonnance attaquée mais n'est pas d'ordre public, n'a été ainsi soulevé que dans un mémoire enregistré après l'expiration du délai d'appel et est, dès lors, irrecevable comme fondé sur une cause juridique distincte (cf. CE, 11.12.1998, n° 161114).
5. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande comme manifestement irrecevable. Par suite, sa requête d'appel doit elle-même être rejetée, en application des dispositions du dernier alinéa du même article, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Sur la requête à fin de sursis à exécution :
6. Par la présente ordonnance, il est statué sur la requête d'appel dirigée contre l'ordonnance du 28 mai 2024. Par conséquent, les conclusions à fin de sursis à exécution de cette ordonnance sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer. Les conclusions présentées au titre des articles L. 761 1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10juillet 1991 doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de sursis à exécution de l'ordonnance du 28 mai 2024 de la requête n° 25MA00377 de M. A.
Article 2 : La requête n° 24MA02241 de M. A et le surplus des conclusions de sa requête n° 25MA00377 sont rejetés.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à Me Madyan.
Fait à Marseille, le 10 avril 2025
N°s 24MA02241, 25MA00377
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026