lundi 21 octobre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA02354 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | IBANEZ |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une délibération du 15 octobre 2020, le conseil municipal de Molines-en-Queyras a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune.
M. B et Mme C ont demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler cette délibération.
Par un jugement n° 2009343 du 6 mai 2024, le tribunal administratif de Marseille a annulé cette délibération.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 9 septembre 2024, la commune de Molines-en-Queyras, représentée par Me Neveu, demande à la Cour d'ordonner le sursis à exécution du jugement du 6 mai 2024, et à titre subsidiaire de suspendre l'exécution de ce jugement en ce qu'il prononce l'annulation de la délibération en litige hormis en ce qui concerne le classement en zone UBa des parcelles 82,107,109,110 et 111, jusqu'à ce que la Cour statue sur sa requête en appel et de mettre à la charge de la commune de Molines-en-Queyras la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle demande le sursis à exécution du jugement du 6 mai 2024 en application des dispositions de l'article R. 811-15 du code de justice administrative en développant des moyens sérieux dans sa requête d'appel ;
- la délibération approuvant le plan local d'urbanisme de Molines-en-Queyras ne méconnaît pas l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme ;
- la délibération approuvant le plan local d'urbanisme de Molines-en-Queyras n'est pas incompatible avec le principe d'équilibre résultant du 1° de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme ;
- le classement en zone Uba des parcelles 82,109,110,107 et 111 n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle présente aussi sa demande sur le fondement de l'article R. 811-17 du du code de justice administrative car l'exécution du jugement en litige entraînera des conséquences difficilement réparables pour la commune.
Par un mémoire enregistré le 12 octobre 2024, M. A B et Mme D C, représentés par Me Ibanez, concluent au rejet de la requête et à la mise à la charge de la commune de Molines-en-Queyras de la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Ils soutiennent que les moyens invoqués par l'appelante ne paraissent pas, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement.
Vu :
- la requête 24MA01741, par laquelle la commune de Molines-en-Queyras relève appel du jugement du 6 mai 2024.
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 16 octobre 2024 :
- le rapport de M. E,
- et les observations de Me Neveu, représentant la commune de Molines-en-Queyras , et de Me Ranson, représentant M. B et Mme C.
Sur la demande de sursis à exécution :
1.Par délibération du 15 octobre 2020, le conseil municipal de Molines-en-Queyras a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune. M. B et Mme C ont demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler cette délibération. Par un jugement n° 2009343 du 6 mai 2024, le tribunal administratif de Marseille a annulé cette délibération. La commune de Molines-en-Queyras demande à la Cour de prononcer le sursis à exécution de ce jugement.
2. Aux termes de l'article R. 811-14 du code de justice administrative : " Sauf dispositions particulières, le recours en appel n'a pas d'effet suspensif s'il n'en est autrement ordonné par le juge d'appel dans les conditions prévues par le présent titre. ". Aux termes de l'article R. 811-15 du code de justice administrative : " Lorsqu'il est fait appel d'un jugement de tribunal administratif prononçant l'annulation d'une décision administrative, la juridiction d'appel peut, à la demande de l'appelant, ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement si les moyens invoqués par l'appelant paraissent, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement ". Aux termes de l'article R. 811-17 du même code : " Dans les autres cas, le sursis peut être ordonné à la demande du requérant si l'exécution de la décision de première instance attaquée risque d'entraîner des conséquences difficilement réparables et si les moyens énoncés dans la requête paraissent sérieux en l'état de l'instruction. ".
3. En premier lieu, en l'état de l'instruction, les moyens susvisés tirés de ce que la délibération approuvant le plan local d'urbanisme de Molines-en-Queyras ne méconnaît pas l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, cette délibération n'est pas incompatible avec le principe d'équilibre résultant du 1° de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme, le classement en zone Uba des parcelles 82,109,110,107 et 111 n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, ne paraissent pas sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement.
4. En deuxième lieu, il résulte des dispositions de l'article R. 811-17 du code de justice administrative que la circonstance que l'exécution du jugement du 6 mai 2024 risquerait d'entraîner des conséquences difficilement réparables ne saurait fonder une décision de sursis à exécution en l'absence dans la requête de moyens paraissant sérieux en l'état de l'instruction.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de la commune de Molines-en-Queyras ne peut qu'être rejetée.
Sur les frais liés au litige.
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a lieu de faire droit à aucune des conclusions des parties fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la commune de Molines-en-Queyras est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de M. B et Mme C fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Molines-en-Queyras, et à M. A B et Mme D C.
Fait à Marseille le 21 octobre 2024.nb
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026