jeudi 6 mars 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA02991 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
M. A a demandé au tribunal administratif de Toulon de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016 pour un montant total, en droits, intérêts de retard et majorations, de 91 224 euros.
Par un jugement n° 2201350 du 7 octobre 2024, le tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 3 décembre 2024, M. A représenté par Me Villalard demande à la cour :
- d'annuler ce jugement ;
- de lui accorder la décharge des impositions en litige et des pénalités correspondantes.
Il soutient que :
- le tribunal administratif de Toulon ne s'est pas prononcé sur la contestation tirée du refus de prendre en compte les chiffres d'affaires identifiés par son expert-comptable ;
- la proposition de rectification qui lui a été adressée n'est pas motivée.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A qui exerce sous la forme d'une entreprise individuelle une activité de restauration traditionnelle, a fait l'objet d'un examen de comptabilité portant sur la taxe sur la valeur ajoutée collectée au titre de la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016 ayant conduit à des redressements. Il relève appel du jugement du 7 octobre 2024 par lequel le tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande de décharge de ces impositions.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours peuvent, () par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
3. En premier lieu, à supposer que M. A ait entendu soulever l'irrégularité du jugement pour insuffisance de réponse au moyen tiré du refus, opposé par l'administration fiscale, de prendre en compte les écritures de son expert-comptable, un tel moyen n'était pas soulevé devant le tribunal administratif de Toulon, qui n'avait donc pas à y répondre. Le jugement est ainsi suffisamment motivé.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation ". Selon l'article R. 57-1 de ce livre : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée. L'administration invite, en même temps, le contribuable à faire parvenir son acceptation ou ses observations dans un délai de trente jours à compter de la réception de la proposition, prorogé, le cas échéant, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de cet article ".
5. Ainsi que l'a relevé le tribunal administratif de Toulon, par des motifs qu'il convient d'adopter à défaut de toute critique pertinente en appel, la proposition de rectification du 19 décembre 2017 est suffisamment motivée en fait comme en droit. Dans ces conditions, le moyen invoqué et tiré de l'irrégularité de la procédure d'imposition ne peut qu'être écarté.
6. En troisième lieu, à supposer que M. A ait entendu contester le refus opposé par le vérificateur de prendre en compte le chiffre d'affaires résultant de tableaux détaillés, fournis par son expert-comptable, une telle contestation devrait être rejetée dès lors d'une part que le contribuable ne conteste pas qu'il globalisait mensuellement les prestations réalisées par l'entreprise sans qu'aucun document justificatif comptable ne permette de connaître le détail des opérations réalisées, d'autre part que pas davantage devant le juge administratif qu'au cours de la procédure de redressement M. A n'a produit de justificatif de nature à établir que le chiffre d'affaire mentionné sur les tableaux réalisés par son expert-comptable aurait inclus les opérations dont l'existence avait été révélée par l'exercice du droit de communication auprès de son client, la SARLSelect Events, qui d'ailleurs n'avait pas de compte client dans l'entreprise, opérations qui ont fondé les redressements.
7. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. A, qui est manifestement dépourvue de fondement, doit être rejetée par application des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée à la direction de contrôle Sud-est Outre-mer.
Fait à Marseille, le 6 mars 2025.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026