mardi 15 avril 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA03077 |
| Type | Ordonnance |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C B a demandé au tribunal administratif de Toulon d'ordonner la prise de mesures utiles contre le greffe du service du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Toulon en lui enjoignant d'accepter sa demande d'aide juridictionnelle déposée par courriel.
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Par une ordonnance n° 2401758 en date du 27 juin 2024, le président de la troisième chambre du tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande et condamné M. B à payer une amende de 500 euros en application des dispositions de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 11 décembre 2024, M. B représenté par Me Avenard, demande à la Cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du 27 juin 2024 du président de la troisième chambre du tribunal administratif de Toulon ;
2°) d'ordonner la prise de mesures utiles contre le greffe du service du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal administratif de Toulon, en lui enjoignant d'accepter sa demande d'aide juridictionnelle déposée par courriel le 5 mai 2025.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B demande l'annulation de l'ordonnance du 27 juin 2024 par laquelle le président de la troisième chambre du tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande tendant à ordonner la prise de mesures utiles contre le greffe du service du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Toulon en lui enjoignant d'accepter sa demande d'aide juridictionnelle déposée par courriel et l'a condamné à payer une amende de 500 euros en application des dispositions de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
2. En vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative () 4°Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ". Aux termes du dernier alinéa du même article : " Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent () par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
3. Par l'ordonnance contestée en date du 27 juin 2024, le président de la troisième chambre du tribunal administratif de Toulon a rejeté la demande de première instance de M. B comme étant portée devant une juridiction incompétente pour en connaître et condamné ce dernier à payer une amende de 500 euros en application des dispositions de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
4. D'une part, aux termes de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991 : " L'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable, dénuée de fondement ou abusive en raison notamment du nombre des demandes, de leur caractère répétitif ou systématique. ". Et aux termes du deuxième alinéa de l'article 23 de cette loi : " Les décisions du bureau d'aide juridictionnelle () peuvent être déférées () au président de la cour administrative d'appel ().
5. M. B déclare avoir effectué une demande d'aide juridictionnelle, adressée au bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Toulon par un courriel du 7 mai 2024. Par un courriel du même jour, le greffe de ce tribunal lui a répondu qu'une telle demande ne pouvait être déposée par un simple courriel. Contrairement à ce que soutient M. B, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que sa demande d'aide juridictionnelle visait à préparer l'introduction d'une instance devant le juge administratif. En outre, et en tout état de cause, il n'appartient pas au tribunal administratif d'ordonner " la prise de mesures utiles contre le greffe du service du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Toulon " en leur enjoignant d'accepter sa demande. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à se plaindre de ce que le président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Toulon a, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejeté ses conclusions tendant à procéder à une telle injonction, qui sont manifestement irrecevables par leur objet.
6. D'autre part, aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros. ".
7. En l'espèce, il n'est pas sérieusement contesté que M. B a saisi le tribunal, à de multiples reprises, de demandes et requêtes manifestement irrecevables ou ne relevant manifestement pas de la compétence du juge administratif et que M. B avait été informé qu'un tel comportement l'exposait au risque qu'une amende pour recours abusif soit mise à sa charge. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le président de la troisième chambre du tribunal administratif de Toulon a estimé que son recours était abusif et l'a condamné à ce titre à payer une amende d'un montant de 500 euros.
8. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. B doit être rejetée en application des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B.
Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques du Var.
Fait à Marseille, le 15 avril 2025.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026