mercredi 12 mars 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA03131 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C B a saisi le tribunal administratif de Nice d'une opposition à deux avis de saisie administrative à tiers détenteur émis à son encontre.
Par une ordonnance n° 2404253 du 16 octobre 2024, la présidente de la 1ère chambre du tribunal administratif de Nice a rejeté cette demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 16 décembre 2024, M. B, représenté par Me Darmon, demande à la Cour :
1°) d'annuler cette ordonnance et la décision de récupération des sommes indûment versées à M. B ;
2°) d'enjoindre à l'administration de reprendre l'examen de son dossier et de mettre en suspens toute action de récupération ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le courrier l'informant du retrait des aides perçues lui fait grief ;
- ce retrait n'a pas été précédé d'une procédure contradictoire ;
- il est intervenu après l'expiration du délai de quatre mois ;
- aucune erreur ni fraude de sa part n'est établie par l'administration ;
- il respectait les conditions pour l'octroi de l'aide ;
- le retrait de l'aide porte atteinte au principe de sécurité juridique ;
- cette mesure est disproportionnée.
La clôture de l'instruction a été prononcée avec effet au 3 mars 2025.
Connaissance prise du mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2025, présenté par le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Vu :
- la décision du président de la Cour en date du 1er octobre 2024 désignant M. A pour statuer dans les conditions prévues à l'article R. 222-1 du code de justice administrative ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les () magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent () par ordonnance, () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement ".
2. Comme l'a jugé à bon droit la présidente de la 1ère chambre du tribunal administratif de Nice, par un motif qui n'est d'ailleurs pas contesté en appel et qu'il y a lieu d'adopter, la demande de première instance ne comporte aucun exposé des faits ou des moyens. Elle était donc irrecevable en application des dispositions précitées de l'article R. 411-1 du code de justice administrative.
3. L'appel de M. B étant manifestement dépourvu de fondement, et le délai d'appel de deux mois étant expiré à ce jour, il y a lieu de le rejeter par application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Fait à Marseille, le 12 mars 2025. 2
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026