mercredi 23 avril 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA03225 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Karukera Piscines et Courtages SAS a demandé au tribunal administratif de Toulon d'annuler la décision du préfet du Var en date du 13 novembre 2024 rejetant la demande de regroupement familial présentée par son salarié, M. A B, en faveur de son épouse et de ses filles.
Par une ordonnance n° 2403967 du 13 décembre 2024, le président de la 2ème chambre du tribunal administratif de Toulon a rejeté la demande de la société Karukera Piscines et Courtages SAS.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 20 décembre 2024, M. B conteste aussi bien l'ordonnance du 13 décembre 2024 que la décision du 13 novembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le président de la 2ème chambre du tribunal administratif de Toulon a rejeté la demande de la société Karukera Piscines et Courtages SAS comme étant manifestement irrecevable, au motif que celle-ci n'avait pas qualité pour agir.
Sur les conclusions d'appel :
2. Ainsi que le précise le premier juge, seul M. B est susceptible de justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir à l'encontre de la décision du préfet du Var en date du 13 novembre 2024 rejetant la demande de regroupement familial qu'il a présentée en faveur de son épouse et de ses filles.
3. Dans ces conditions et sans qu'il soit besoin de l'inviter à régulariser ses conclusions d'appel, présentées sans le ministère d'un avocat, M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le président de la 2ème chambre du tribunal administratif de Toulon a rejeté la demande de la société Karukera Piscines et Courtages SAS comme manifestement irrecevable. Par suite, les conclusions d'appel de M. B doivent elles-mêmes être rejetées, en application des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les conclusions directement dirigées contre la décision du 13 novembre 2024 :
4. Dans les circonstances particulières de l'espèce, la requête déposée par M. B devant la Cour, introduite dans le délai de recours contentieux applicable à la décision préfectorale en litige, doit être regardée comme comportant des conclusions directement dirigées contre la décision du préfet du Var en date du 13 novembre 2024 rejetant la demande de regroupement familial qu'il a présentée en faveur de son épouse et de ses filles. Dès lors, en application des articles L. 211-1, R. 312-8 et R. 351 3 du code de justice administrative, il y a lieu de transmettre le dossier de sa requête en tant que celle-ci comporte ces conclusions au tribunal administratif de Toulon, compétent pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : Les conclusions d'appel de la requête de M. B sont rejetées.
Article 2 : Le dossier de la requête de M. B est transmis au tribunal administratif de Toulon en tant que celle-ci comporte des conclusions directement dirigées contre la décision du préfet du Var en date du 13 novembre 2024 rejetant la demande de regroupement familial qu'il a présentée en faveur de son épouse et de ses filles.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Marseille, le 23 avril 2025jpl
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026