lundi 3 février 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA03277 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme D B épouse A C a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler la décision du 17 novembre 2023 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a procédé au retrait de son habilitation à intervenir sur le système d'immatriculation des véhicules, et d'enjoindre au préfet de réexaminer sa demande de restitution de cette habilitation dans un délai de quinze jours.
Par une ordonnance n° 2400428 du 13 novembre 2024, la présidente de la 8ème chambre du tribunal administratif de Marseille a constaté d'office le désistement de Mme A C.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 30 décembre 2024, Mme A C, représentée par Me Treves, demande à la Cour :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) d'annuler la décision du 17 novembre 2023 ;
3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de réexaminer, dans un délai de quinze jours, sa demande de restitution de l'habilitation pour l'utilisation du système d'immatriculation des véhicules, et ce pour une nouvelle durée de cinq années ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- " le manquement de Mme B ne consiste pas pour autant à un désistement que laissent seulement apparaître les apparences " ;
- les moyens qu'elle présente à l'appui de sa demande de première instance sont fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la décision du 1er novembre 2024 par laquelle le président de la Cour a désigné M. E F pour statuer dans les conditions fixées par l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les () magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent () par ordonnance, () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement ".
2. Mme A C, qui se borne à soutenir, sans plus de précision, que " le manquement de Mme B ne consiste pas pour autant à un désistement que laissent seulement apparaître les apparences ", n'apporte aucune critique utile des motifs de l'ordonnance attaquée, par laquelle la présidente de la 8ème chambre du tribunal administratif, après avoir retenu qu'elle s'était abstenue de confirmer sa requête à fin d'annulation dans le délai d'un mois suivant la notification du rejet de sa demande de référé-suspension pour défaut de moyen sérieux, a, à bon droit, considéré qu'il y avait donc lieu, par application des dispositions combinées du 1° de l'article R. 222-1 et de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, de lui donner d'office acte de son désistement.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel est manifestement dépourvue de fondement. Le délai d'appel de deux mois à compter de la notification de l'ordonnance attaquée, intervenue le 14 novembre 2024, étant expiré à ce jour, il y a lieu de la rejeter par application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B épouse A C est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme D B épouse A C et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressé au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 3 février 2025. 2
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026