jeudi 20 mars 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-25MA00016 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SCP CHARREL & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société à responsabilité limitée Sèt Lego a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Marseille de condamner la commune de Marseille à lui verser, à titre de provision, la somme de 89 460,03 euros, d'enjoindre à la commune de Marseille à lui payer cette somme sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et de mettre à la charge de la commune de Marseille la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance n° 2401431 du 20 décembre 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a condamné la commune de Marseille à verser à la société une provision d'un montant 59 460,03 euros, ainsi que le montant des intérêts nés de la capitalisation des intérêts, mis à la charge de la commune la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et rejeté le surplus des demandes de la société.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 3 janvier 2025, la commune de Marseille, représentée par la SELAS d'avocats Charrel et Associés, demande à la Cour :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) de donner acte à la société Sèt Lego de son désistement de sa demande.
Elle soutient que, compte tenu de la transaction conclue en première instance, il y a lieu de donner acte à la société Sèt Lego de son désistement.
Vu :
- la décision du président de la Cour en date du 1er octobre 2024 désignant M. A B pour juger les référés ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article 2044 du code civil : " La transaction est un contrat par lequel les parties, par des concessions réciproques, terminent une contestation née, ou préviennent une contestation à naître () ".
2. Il résulte des stipulations du protocole transactionnel conclu entre la commune de Marseille et la société Sèt Lego, et produit pour la première fois en appel, que les parties ont entendu mettre fin à leur litige, la société s'engageant à se désister de sa demande en échange du versement d'une somme de 58 300,61 euros. A la date de l'ordonnance attaquée, la demande de provision présentée par la société Sèt Lego était donc devenue sans objet. L'ordonnance attaquée, qui statue au fond sur cette demande, est donc entachée d'irrégularité et doit être annulée. Il y a lieu de l'annuler et d'évoquer le litige.
3. La société Sèt Lego n'ayant pas déclaré se désister, il ne peut être fait droit aux conclusions de la commune tendant à ce qu'il lui soit donné acte de son désistement.
4. En revanche, le protocole transactionnel, ainsi que la société Sèt Lego ne le conteste pas, a privé d'objet la demande de la société Sèt Lego. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : L'ordonnance n° 2401431 du 20 décembre 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Marseille est annulée.
Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de première instance de la société Sèt Lego.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la commune de Marseille est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Marseille et à Me Louis, liquidateur judiciaire de la société Sèt Lego.
Fait à Marseille, le 20 mars 2025. 2
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026