mardi 15 juillet 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-25MA00444 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | CABINET TROJMAN-COHEN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 17 janvier 2020 par lequel la directrice du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA) lui a infligé une sanction de blâme et l'a affecté d'office sur un poste d'appui temporaire à la direction et aux services du laboratoire d'Aix-en-Provence, et d'enjoindre à l'administration de le réintégrer dans son poste antérieur sous astreinte de 100 euros par jour de retard. En cours d'instance, la directrice du CEREMA a pris un arrêté du 20 mai 2021 lui retirant la sanction de blâme.
Par un jugement n° 2002363 du 17 décembre 2024, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 19 février 2025, M. B, représenté par Me Trojman-Cohen, demande à la Cour :
1°) de réformer le jugement du 17 décembre 2024 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 17 janvier 2020 en tant qu'il porte affectation d'office sur un poste d'appui temporaire à la direction ;
3°) d'enjoindre à l'administration de réintégrer l'agent purement et simplement dans son poste antérieur sans autres conditions sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de condamner le CEREMA à payer la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le tribunal administratif de Marseille a commis une erreur de qualification juridique en qualifiant l'arrêté du 17 janvier 2020 de mesure d'ordre intérieur ;
- l'arrêté litigieux constitue une sanction déguisée ;
- le maintien sur le poste d'appui temporaire à la direction et aux services du laboratoire d'Aix-en-Provence est le premier acte constitutif du harcèlement moral qu'il subit.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mai 2025, le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement, représenté par Me Burel, a demandé à la Cour :
1°) de rejeter la requête de M. B ;
2°) d'annuler, par la voie de l'appel incident, l'article 3 du jugement du 17 décembre 2024 du tribunal administratif de Marseille en tant qu'il n'a pas tiré les justes conséquences de sa décision en le condamnant à payer la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de M. B le versement d'une indemnité de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 27 juin 2025, M. B, représenté par Me Trojman-Cohen, déclare se désister purement et simplement de sa requête et demande qu'il soit donné acte de son désistement.
Par un mémoire enregistré le 2 juillet 2025, le CEREMA, représenté par la SELARL D4 Avocats Asssociés accepte le désistement et déclare renoncer à toute demande de condamnation du requérant aux frais irrépétibles.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
Vu le code de justice administrative.
Le président de la Cour a désigné M. C pour statuer par ordonnance dans les cas prévus à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. Le désistement de M. B est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit
donné acte. Il est également donné acte du désistement du CEREMA en ce qui concerne les frais non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B et de la CEREMA de ses conclusions fondées sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement.
Fait à Marseille, le 15 juillet 2025.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026