lundi 10 mars 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-25MA00501 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. D C a demandé au tribunal administratif de Marseille de condamner la commune de Marseille à lui verser une provision en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi du fait d'erreurs administratives commises par le bureau municipal de proximité de Saint-Barnabé, et de mettre à la charge de la commune la somme de 20 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance n° 2501811 du 27 février 2025, le président de la 10ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté cette demande comme manifestement irrecevable.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 27 février 2025, M. C demande à la Cour :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) de faire droit à ses demandes de première instance ;
3°) d'ordonner toute mesure d'instruction utile.
Il soutient que :
- sa demande de première instance n'était pas irrecevable ;
- son rejet le prive d'un accès effectif au juge ;
- il n'a pas été mis à même de compléter son dossier ou son argumentaire ;
- sa demande de délivrance d'une carte nationale d'identité ne pouvait être refusée ;
- la créance qu'il invoque est non sérieusement contestable.
Vu :
- la décision du président de la Cour en date du 1er octobre 2024 désignant M. A B pour statuer dans les conditions prévues à l'article R. 222-1 du code de justice administrative ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 431-11 du code de justice administrative : " Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation () ".
2. La requête d'appel de M. C n'a pas été présentée par un avocat alors même que la lettre de notification du jugement attaqué rappelait cette obligation.
3. Dès lors, la requête de M. C est manifestement irrecevable et doit être rejetée, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D C.
Fait à Marseille, le 10 mars 2025. 2
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