lundi 26 mai 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-25MA01233 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Marseille, sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner l'Etat à lui verser la somme de 450 000 euros à titre de provision sur le montant de la réparation du préjudice qu'il estime avoir subi du fait, selon lui, de l'inaction fautive des services de la police nationale à la suite de la plainte contre X qu'il a déposée le 29 avril 2025 au commissariat de secteur du 12ème arrondissement de Marseille pour des faits, dont il déclare avoir été victime le 25 avril 2025 entre 22h30 et 23h00, relevant de l'infraction à la loi pénale de violence avec usage ou menace d'une arme suivie d'incapacité supérieure à huit jours.
Par une ordonnance n° 2505002 du 7 mai 2025, la juge des référés du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Procédure devant la Cour :
I. Par une requête, enregistrée le 7 mai 2025 sous le n° 25MA01233, M. A demande à la Cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du 7 mai 2025 ;
2°) de faire droit à sa demande en référé de première instance.
II. Par une requête, enregistrée le 19 mai 2025 sous le n° 25MA01297, M. A doit être regardé comme demandant au juge des référés de la Cour, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner l'instruction sans délai de la requête d'appel susvisée n° 25MA01233 et que le greffe traite celle-ci de façon prioritaire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes enregistrées sous les nos 25MA01233 et 25MA01297 sont présentées par le même requérant et concernent la même instance, l'une l'introduisant et l'autre visant à son instruction rapide. Il y a lieu, dès lors, de les joindre pour y statuer par une seule décision.
Sur la requête n° 25MA01233 :
2. M. A, en se bornant à énoncer que, dans l'ordonnance attaquée, la juge des référés du tribunal administratif de Marseille " ne prend nullement en compte la dimension institutionnelle et diplomatique de la carence étatique dénoncée, ni l'existence d'un manquement structurel aux obligations d'assistance de l'État envers ses citoyens ", ne critique pas utilement les motifs exposés par la première juge à l'appui du dispositif de l'ordonnance rejetant la requête de première instance comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître. Au demeurant, c'est manifestement à bon droit que la juge des référés a retenu ces motifs.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. A, qui est manifestement dépourvue de fondement, au sens des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, doit être rejetée en application de ces dispositions.
Sur la requête n° 25MA01297 :
4. Par la présente ordonnance, il est statué sur la requête d'appel n° 25MA01233. Par conséquent, la requête en référé tendant à ce que soit ordonnée l'instruction sans délai de cette requête d'appel et que le greffe traite celle-ci de façon prioritaire est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête n° 25MA01297 de M. A.
Article 2 : La requête n° 25MA01233 de M. A est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Marseille, le 26 mai 2025
Nos 25MA01233, 25MA01297
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026