lundi 8 septembre 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-25MA01466 |
| Type | Ordonnance |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SELARL AVOCALEX |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
I- M. A et Mme D C ont demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 2 octobre 2020 par lequel le maire d'Arles a délivré à M. E B un permis de construire portant sur la modification des façades d'une dépendance, le changement d'affectation d'un grenier en logement et la régularisation d'une piscine, sur une parcelle cadastrée section EV n° 106, sise 1831 RD 453, Villevieille sur le territoire communal.
II- M. A C a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 4 novembre 2021 par lequel le maire d'Arles a retiré l'article 3 du permis de construire du 2 octobre 2020.
Par un jugement nos 2101890, 2203299 du 2 avril 2025, le tribunal administratif de Marseille a rejeté ces demandes.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 2 juin 2025, M. C, représenté par Me Bascans, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du 2 avril 2025 du tribunal administratif de Marseille ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Arles la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le permis de construire contesté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 421-1, L. 421-6 et L. 431-3 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît le plan local d'urbanisme (PLU) d'Arles ;
- il est entaché de fraude ;
- il méconnaît les dispositions des articles R. 111-2 et R. 111-5 du code de l'urbanisme.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. C demande l'annulation du jugement par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté ses demandes dirigées, d'une part, contre l'arrêté du 2 octobre 2020 par lequel le maire d'Arles a délivré à M. B un permis de construire portant sur la modification des façades d'une dépendance, le changement d'affectation d'un grenier en logement et la régularisation d'une piscine, sur une parcelle cadastrée section VE n° 106, sise 1831 RD n° 453, Villevieille sur le territoire communal, et, d'autre part, l'arrêté du 4 novembre 2021 par lequel ledit maire a retiré l'article 3 de cet arrêté du 2 octobre 2020.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
3. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, ou une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code. () La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. () ".
4. Il résulte de ces dispositions que l'auteur d'un recours contentieux est tenu de notifier une copie du recours tant à l'auteur de l'acte ou de la décision qu'il attaque qu'à son bénéficiaire. Il appartient au juge, au besoin d'office, de rejeter le recours comme irrecevable lorsque son auteur, après y avoir été invité par lui, n'a pas justifié de l'accomplissement des formalités requises par les dispositions précitées. La production du certificat de dépôt de la lettre recommandée suffit à justifier de l'accomplissement de la formalité de notification prescrite à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme lorsqu'il n'est pas soutenu devant le juge qu'elle aurait eu un contenu insuffisant au regard de l'obligation d'information qui pèse sur l'auteur du recours.
5. Il ressort des pièces du dossier que M. C n'a pas, malgré la demande qui lui a été adressée en ce sens par le greffe de la Cour le 18 juin 2025, justifié de la notification de sa requête d'appel à la commune d'Arles et à M. B. Dans ces conditions, la requête d'appel de M. C est manifestement irrecevable et ne peut, dès lors, qu'être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.
Copie en sera adressée à la commune d'Arles.
Fait à Marseille, le 8 septembre 2025
Le président de la 1ère chambre
Signé
P. PORTAIL
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026