jeudi 21 août 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-25MA01944 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SILVE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société à responsabilité limitée (SARL) " Pedroni International " a demandé au tribunal administratif de Nice, d'une part, d'annuler les titres de perception émis à son encontre le 28 octobre 2019 et mettant à sa charge les sommes de 173 425 euros et 173 427 euros au titre de la taxe d'aménagement et le titre de perception émis à son encontre le 28 octobre 2019 et mettant à sa charge la somme de 18 499 euros au titre de la redevance d'archéologie préventive, ainsi que les mises en demeure de payer du directeur départemental des finances publiques du Vaucluse et les décisions par lesquelles le directeur départemental des territoires et de la mer de la préfecture des Alpes-Maritimes a rejeté ses réclamations formées à l'encontre des titres de perception susmentionnés et, d'autre part, de la décharger du paiement des sommes mises à sa charge.
Par un jugement nos 2303807, 2306510 du 19 mai 2025, le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande.
Procédures devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2025 sous le n° 25MA01944, la SARL Pedroni International, représentée par Me Silve, demande à la Cour de prononcer le sursis à exécution du jugement du 19 mai 2025.
Elle soutient que :
- elle présente une demande en sursis à exécution du jugement en litige en application de l'article R. 611-17 du code de justice administrative ;
- ses demandes de première instance n'étaient pas tardives ;
- le permis de construire sur le fondement duquel une somme a été mise à sa charge au titre de la redevance d'archéologie préventive est caduque et n'a donné lieu à aucune mise en œuvre ;
- la mise à exécution du titre exécutoire lui causerait un préjudice difficilement réparable en compromettant le paiement des salaires et des fournisseurs ;
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Sur la champ du litige :
Par ordonnance 25MA01943, 25MA01944 du 16 juillet 2025, le président de la cour administrative d'appel de Marseille a transmis au Conseil d'Etat les conclusions de la requête enregistrée sous le no 25MA01944 en tant qu'elles concernent la demande de sursis à exécution du jugement qui a rejeté les demandes d'annulation des titres de perception du 28 octobre 2019 émis au titre de la taxe d'aménagement et de décharge du paiement des sommes correspondantes. La Cour ne reste dès lors saisie que de la demande de sursis à exécution du jugement 19 mai 2025 en ce qui concerne la redevance d'archéologie préventive.
2. Sur la demande de sursis à exécution :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les premiers vice-présidents () des cours peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (). "
2. Aux termes de l'article R. 811-17 du même code, dans les cas autres que ceux prévus aux articles R. 811-15 et R. 811-16 du même code, relatifs au sursis à exécution, respectivement, d'un jugement annulant une décision administrative et d'un jugement prononçant une condamnation : " () le sursis peut être ordonné à la demande du requérant si l'exécution de la décision de première instance attaquée risque d'entraîner des conséquences difficilement réparables et si les moyens énoncés dans la requête paraissent sérieux en l'état de l'instruction ". En application de ces dispositions, le requérant n'est recevable à demander à la cour de surseoir à l'exécution d'un jugement, dont il fait également appel, que si ledit jugement modifie en droit ou en fait sa situation antérieure et devient ainsi susceptible d'exécution.
3. Le jugement par lequel un tribunal administratif rejette la demande tendant à l'annulation d'un titre de recette exécutoire et à la décharge de la somme correspondant à la créance pour le recouvrement de laquelle ce titre a été émis n'entraîne, en tant que tel, aucune mesure d'exécution susceptible de faire l'objet du sursis prévu à l'article R. 811-17 du code de justice administrative.
4. En conséquence, le jugement attaqué du tribunal administratif de de Nice ayant rejeté la demande de la SARL Pedroni tendant à l'annulation du titre exécutoire contesté et à la décharge de l'obligation de payer de la somme litigieuse, n'est, en toute hypothèse, pas par lui-même susceptible d'exécution. Dès lors, la SARL Pedroni n'est manifestement pas recevable à demander à la cour d'en ordonner le sursis à exécution.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête 25MA01944 est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Pedroni International, au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, à la direction départementale des finances publiques du Vaucluse, et au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Marseille, le 21 août 2025
No 25MA01944
jpl
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026