mardi 29 juillet 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-25MA02142 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | RIBIERE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La SCI Fourseasons Group et M. E C ont demandé au tribunal administratif de Nice, en premier lieu, d'annuler les décisions du 7 avril 2021 et du 16 juin 2021 par lesquelles la commune de Grasse a refusé de leur communiquer tous les courriers échangés entre les époux A ou Mme B et la mairie de Grasse et relatifs à des infractions d'urbanisme, tous les courriers qu'elle a écrits entre 2005 et 2021 aux époux A ou à Mme B, ainsi que les courriers mentionnés par le journal de Mme A, et notamment la lettre écrite le 18 novembre 2005 par M. D à Mme B, ainsi que la lettre écrite le 13 juillet 2006 par Me Szepetoswki à la commune, ainsi que toutes les lettres écrites par les conseils des époux A, en deuxième lieu, d'enjoindre à la commune de Grasse de lui communiquer les documents demandés, dans le délai d'une semaine à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard et, en dernier lieu, de mettre à la charge de la commune de Grasse la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 2104339 du 13 juin 2025, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nice, en premier lieu, a annulé la décision implicite du 16 juin 2021 du maire de la commune de Grasse, en tant qu'elle rejette la demande des requérants tendant à la communication, d'une part, des courriers qu'elle a adressés entre 2005 et 2021 aux époux A ou à Mme B et, d'autre part, des courriers envoyés par la commune et mentionnés dans le journal de Mme A, en deuxième lieu, a enjoint à la commune de Grasse de leur communiquer l'ensemble des courriers susmentionnés, dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement, en troisième lieu, a condamné la commune de Grasse à leur verser la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, en dernier lieu, a rejeté le surplus des conclusions de leur requête.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 24 juillet 2025, la société Agni SR, venant aux droits de la SCI Fourseasons Group, et M. C, représentés par Me Ribière, demandent à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du magistrat désigné du tribunal administratif de Nice du 13 juin 2025, en tant qu'il rejette la demande d'annulation de la décision de la commune de Grasse refusant de leur communiquer l'ensemble des courriers qui leur ont été adressés par les époux A, Mme B et leurs conseils ;
2°) d'enjoindre à la commune de Grasse de leur communiquer tous les courriers que les époux A ou Mme B ont adressés à la commune de Grasse entre 2005 et 2021, dans le délai d'une semaine à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Grasse la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative, notamment ses articles L. 821-1, R. 811-1, aux termes duquel " () le tribunal administratif statue en premier et dernier ressort : / () 2° Sur les litiges en matière de consultation et de communication de documents administratifs ou d'archives publiques () ", et R. 351-2.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de la société Agni SR et de M. C est transmis au Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Agni SR, à M. E C et au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Fait à Marseille, le 29 juillet 2025
RP
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026