lundi 29 septembre 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-25MA02652 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | PILONE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B... A..., la SCEA Domaine de Saint-Jean, M. C... D... et l’EARL Mas de Fournier, ont demandé au tribunal administratif de Marseille, d’une part, d’annuler la délibération n° 2021/162 du 20 décembre 2021, par laquelle le conseil municipal de Noves a classé le chemin de Saint‑Jean, également désigné chemin du Rabet, dans le domaine public routier communal, en tant que ce classement inclut une portion de ce chemin d’une longueur d’environ 910 mètres, située à son extrémité sud, ainsi que les délibérations ultérieures du conseil municipal de la commune des 16 mars, 13 avril et 29 juin 2022 approuvant cette délibération et portant transfert d’intérêt communautaire du chemin de Saint‑Jean à la communauté d’agglomération Terre de Provence agglomération et, d’autre part, d’annuler l’arrêté d’alignement pris le 3 octobre 2022 par la présidente de la communauté d’agglomération Terre de Provence, en tant qu’il porte sur une portion du chemin de Saint-Jean d’une longueur d’environ 910 mètres, située à son extrémité sud.
Par un jugement n° 2206799, 2210294 du 9 juillet 2025, le tribunal administratif de Marseille a annulé la délibération du 20 décembre 2021, en tant que ce classement inclut la portion du « chemin du Rabet ou de Saint-Jean » à partir de son intersection avec le chemin du Mas de la Poule sur une longueur d’environ 900 mètres ainsi que l’arrêté d’alignement de la présidente du conseil de la communauté d’agglomération Terre de Provence du 3 octobre 2022, en tant qu’il porte sur une portion du « chemin du Rabet ou de Saint-Jean » à partir de son intersection avec le chemin du Mas de la Poule sur une longueur d’environ 900 mètres.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 8 septembre 2025, la régie des eaux Terre de Provence, représentée par Me Pilone demande à la cour :
1°) d’annuler le jugement du 9 juillet 2025 ;
2°) de rejeter les demandes de Mme A..., de la SCEA Domaine de Saint-Jean, de M. D... et de l’EARL Mas de Fournier
3°) de mettre à la charge de Mme A..., de la SCEA Domaine de Saint-Jean, de M. D... et de l’EARL Mas de Fournier, une somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
En vertu de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) / les présidents de formation de jugement des cours peuvent (…), par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Si le tribunal a communiqué les procédures tendant à l’annulation de délibérations adoptées par le conseil municipal de la commune de Noves et de l’arrêté d’alignement de la présidente du conseil de la communauté d’agglomération Terre de Provence à la régie des eaux Terre de Provence, cette dernière, alors même qu’elle a été appelée par les premiers juges à produire des observations sur les demandes présentées par Mme A... et autres, n’avait pas la qualité de partie aux instances à l’issue desquelles le tribunal a annulé, d’une part, la délibération du 20 décembre 2021, par laquelle le conseil municipal de la commune de Noves a classé dans le domaine public routier communal le chemin de Saint-Jean, en tant que ce classement incluait la portion du « chemin du Rabet ou de Saint-Jean » à partir de son intersection avec le chemin du Mas de la Poule sur une longueur d’environ 900 mètres, et, d’autre part, l’arrêté d’alignement pris le 3 octobre 2022 par la présidente du conseil de la communauté d’agglomération Terre de Provence, en tant qu’il portait sur une portion du « chemin du Rabet ou de Saint-Jean » à partir de son intersection avec le chemin du Mas de la Poule sur une longueur équivalente. Dès lors, ses conclusions d’appel dirigées contre le jugement du 9 juillet 2025 ne sont pas recevables.
Il résulte de ce qui précède que la requête d’appel de la régie des eaux Terre de Provence, qui est manifestement irrecevable, au sens des dispositions du quatrième alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, doit être rejetée, en application de ces dispositions, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la régie des eaux Terre de Provence est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la régie des eaux Terre de Provence.
Fait à Marseille, le 29 septembre 2025.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026