jeudi 11 septembre 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-25MA02665 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | récusation |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 septembre 2025, M. A B demande à la Cour de renvoyer le jugement des requêtes n° 2501344, n° 2501349, n° 2501300, n° 2501323, n° 2501312 et n° 2501193 qu'il a introduites devant le tribunal administratif de Bastia à une autre juridiction, pour cause de suspicion légitime.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B demande à la Cour de renvoyer le jugement des requêtes n° 2501344, n° 2501349, n° 2501300, n° 2501323, n° 2501312 et n° 2501193 qu'il a introduites devant le tribunal administratif de Bastia à une autre juridiction, pour cause de suspicion légitime.
2. En vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de () cour administrative d'appel () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (). ".
Sur la demande de renvoi du jugement des requêtes n° 2501300, n° 2501323, n° 2501312 et n° 2501193 :
3. Tout justiciable est recevable à demander à la juridiction immédiatement supérieure qu'une affaire dont est saisie la juridiction compétente soit renvoyée devant une autre juridiction du même ordre si pour des causes dont il appartient à l'intéressé de justifier le tribunal compétent est suspect de partialité. Cependant cette demande doit être présentée au plus tard avant que la juridiction compétemment saisie n'ait rendue une décision au fond. La présente demande de renvoi pour cause de suspicion légitime devant un autre tribunal administratif du jugement des affaires enregistrées au greffe du tribunal administratif de Bastia sous le n° 2501300, le n° 2501323, le n° 2501312 et le n° 2501193 a été reçue au greffe de la présente Cour le 9 septembre 2025. Il résulte de l'instruction que le tribunal administratif de Bastia a statué sur ces quatre demandes de première instance respectivement les 3 septembre, 4 septembre, 3 septembre et 26 août 2025. La présente requête, ainsi entachée à ce titre d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance, doit être rejetée.
Sur la demande de renvoi du jugement des requêtes n° 2501344 et n° 2501349 :
4. M. B fait grief au tribunal administratif de Bastia de ne pas lui avoir adressé, en dépit de la mention dans l'application Télérecours des événements " Réception d'un mémoire ", la communication des mémoires et pièces correspondants de la partie défenderesse. Il ressort toutefois de l'instruction, s'agissant de chacune des deux requêtes n° 2501344 et n° 2501349, que ces mentions " Réception d'un mémoire " se rapportaient à l'enregistrement au greffe d'un des propres mémoires complémentaires produits par le requérant et que la partie en défense n'a pas produit, au jour de l'enregistrement de la présente demande de renvoi, d'écritures devant le tribunal administratif dans aucune des deux instances. Dès lors, le moyen manque en fait et ne peut qu'être écarté.
5. Par suite, la demande de renvoi pour cause de suspicion légitime présentée à ce titre par M. B est manifestement irrecevable, au sens des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, et doit ainsi être rejetée, en application de ces dispositions.
6. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la présidente du tribunal administratif de Bastia.
Fait à Marseille, le 11 septembre 2025
jpl
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026