lundi 2 septembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-22BX01638 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | CABINET TARIN LEMARIE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Réunion pêche australe a demandé au tribunal administratif de La Réunion d'une part, d'annuler l'arrêté n° 2019-59 du 2 juillet 2019 portant approbation du plan de gestion 2019-2025 de la pêcherie de la légine australe (Dissostichus eleginoides) dans les zones économiques exclusives des îles Kerguelen et de l'archipel Crozet ou, à titre subsidiaire, de l'annuler en tant qu'il porte approbation des articles 4.2, 4.2.1, 4.2.1.1 et 4.2.1.2 du plan de gestion 2019-2025 de la pêcherie de la légine australe (Dissostichus eleginoides) dans les zones économiques exclusives des îles Kerguelen et de l'archipel Crozet, d'autre part, d'annuler la décision de non-admission de sa candidature pour l'accès à la pêcherie de la légine australe en 2019-2025, ainsi que la décision implicite par laquelle son recours gracieux formé contre cette décision a été rejeté.
Par un jugement n° 1901230 200072 du 14 mars 2022, le tribunal administratif de La Réunion a annulé les mentions " pour six ans " au point 4.2 et " Tout prérequis non rempli ou non renseigné est éliminatoire de la sélection pour 6 ans " à l'article 4.2.1.1 ainsi que l'article 4.2.1.2 de l'arrêté du 2 juillet 2019 portant approbation du plan de gestion 2019-2025 de la pêcherie de la légine australe dans les zones économiques exclusives des îles Kerguelen et de l'archipel Crozet, la décision de non-sélection de la candidature de la société Réunion pêche australe notifiée par courrier du 13 août 2019 et la décision implicite de rejet du recours gracieux formé contre cette décision.
Procédure devant la cour :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 16 juin 2022, le 26 janvier 2024 et le 26 avril 2024, le préfet administrateur supérieur des terres australes et antarctiques françaises, représenté par la SELARL Tarin Lemarié, avocats, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 14 mars 2022 ;
2°) de rejeter la demande de société Réunion pêche australe ;
3°) de mettre à la charge de la société Réunion pêche australe la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 24 octobre 2023 et le 29 février 2024, la Société Réunion pêche australe conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 10 000 euros soit mise à la charge de l'Etat au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 15 mai 2024, le préfet administrateur supérieur des terres australes et antarctiques françaises déclare se désister des conclusions de sa requête.
Par un mémoire enregistré le 22 mai 2024, la société Réunion pêche australe demande à la Cour de donner acte du désistement du préfet et renonce à sa demande tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel, () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : ()1° Donner acte des désistements () ".
2. Le préfet administrateur supérieur des terres australes et antarctiques françaises a déclaré se désister de ses conclusions par un mémoire enregistré le 15 mai 2024. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête du préfet administrateur supérieur des terres australes et antarctiques françaises.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet administrateur supérieur des terres australes et antarctiques françaises et à la société Réunion pêche australe.
Fait à Bordeaux, le 2 septembre 2024.
La présidente de la 4ème chambre,
Frédérique Munoz-Pauziès
La République mande et ordonne au préfet administrateur supérieur des terres australes et antarctiques françaises, en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026