jeudi 21 novembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-22BX01692 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SCP CHARREL & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A D C a demandé au tribunal administratif de La Réunion d'annuler la délibération n° 2019-098 en date du 6 août 2019 par laquelle le conseil municipal de Le Port a décidé de procéder à l'abrogation de la délibération n° 2013-095 du 30 juillet 2013 approuvant le principe d'une transaction entre la commune et M. C, représentant de l'indivision C et a approuvé la cession de la parcelle cadastrée section AH n°259 à M. et Mme B ou toute société immobilière créée par eux.
Par un jugement n° 1901443 en date du 21 mars 2022 le tribunal administratif de La Réunion a annulé cette délibération.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 22 juin 2022 et le 28 juin 2023, la commune du Port, représentée par Me Foglia, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de La Réunion du 21 mars 2022 et de rejeter la demande présentée par M. C devant le tribunal administratif de La Réunion ;
2°) de mettre la somme de 8 000 euros à la charge de M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune soutient que :
- la qualité pour agir du maire de la commune est justifiée par les pièces produites ;
- les premiers juges se sont mépris sur la portée du moyen tiré de l'exception de prescription et n'ont donc pas répondu au moyen soulevé ;
- les droits que les consorts C avaient acquis du fait de l'adoption de la délibération du 30 juillet 2013 étant atteint par la prescription quinquennale de l'article 2224 du code civil, la délibération du 6 août 2019 n'avait pas pour effet de procéder au retrait d'un acte créateur de droits ; M. C qui n'a mis en œuvre aucune action pour obtenir l'exécution de la délibération n'a pas fait obstacle à l'extinction des droits qu'il en tirait ;
- le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration a été retenu à tort dès lors que la délibération retirée n'était plus créatrice de droits ; une délibération décidant la cession d'un terrain sans fixer de délai pour la passation de l'acte n'est créatrice de droit au bénéfice de l'acquéreur que sous la condition que la vente soit réalisée dans un délai raisonnable ; plus de six ans après son adoption, la délibération du 30 juillet 2013 n'était plus créatrice de droits ; la circonstance, contestée, que la délibération du 30 juillet 2013 n'aurait pas reçu exécution dans un délai raisonnable reposerait sur une prétendue inertie de la commune ne fait pas obstacle à l'extinction des droits acquis ; au surplus, seul l'inertie de M. C est à l'origine de l'inexécution de la délibération ;
- la délibération du 30 juillet 2013 n'ayant pas été transmise aux services du contrôle de légalité dans les cinq jours, elle ne peut plus être exécutée ;
Par un mémoire en défense enregistré le 25 octobre 2022, M. A C, représenté par Me Cazin conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la commune du Port.
Il soutient que :
- le maire ne justifie pas de sa qualité pour introduire la présente requête en appel ;
- les moyens ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 23 juillet 2024, la commune du Port déclare se désister de l'instance et de l'action.
Par un mémoire enregistré le 24 juillet 2024, M. C donne acte de ce désistement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Vu la décision du président de la Cour désignant M. Gueguein, président-assesseur, pour statuer par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; () ".
2. La commune du Port a déclaré, par un mémoire enregistré le 23 juillet 2024 se désister de la présente requête et de toute action future ayant le même objet. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de l'action de la commune de Port relative à l'annulation de sa délibération n° 2019-098 en date du 6 août 2019.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune du Port et à M. A C.
Fait à Bordeaux, le 21 novembre 2024
Le président assesseur de la 6ème chambre,
Stéphane Gueguein
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026