lundi 14 octobre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-23BX02346 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | RAPADY |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une requête enregistrée le 10 février 2021, la société Océanis Outre-Mer a demandé au tribunal administratif de La Réunion, à titre principal, de juger que la prescription s'oppose au recouvrement du titre exécutoire du 25 novembre 2014 et par conséquent, annuler le titre exécutoire du 25 novembre 2014, les mises en demeure de juillet et octobre 2020, la décision de rejet du 19 novembre 2020 et la décharger de la somme de 50 400 euros, à titre subsidiaire, de juger que le titre exécutoire du 25 novembre 2014 est illégal tout comme les mises en demeure reçues en 2020, et par conséquent annuler le titre du 25 novembre 2014, les mises en demeure de juillet et octobre 2020, la décision de rejet du 19 novembre 2020 et la décharger de la somme de 50 400 euros, à titre très subsidiaire, d'annuler le titre exécutoire du 25 novembre 2014, les mises en demeure de juillet et octobre 2020, la décision de rejet du 19 novembre 2020 et la décharger de la somme de 50 400 euros.
Par un jugement n° 2100147 du 3 juillet 2023, le tribunal administratif de La Réunion a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 31 août 2023, la société Océanis Outre-Mer, représentée par Me Rigeade, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement n° 2100147 du 3 juillet 2023 ;
2°) d'annuler le titre exécutoire du 25 novembre 2014 par lequel la commune de Saint-Pierre a mis à la charge de la société " l'arbre du voyageur " la somme de 50 400 euros correspondant à sa participation pour le financement de l'assainissement collectif et la décharger de ladite somme ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Pierre la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2024, la commune de Saint-Pierre, représentée par Me Rapady, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 500 euros soit mise à la charge de la société Océanis Outre-Mer sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par mémoire enregistré le 2 octobre 2024, la société Océanis Outre-Mer déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2024, la commune de Saint-Pierre, représentée par Me Rapady, donne acte du désistement et demande qu'un non-lieu soit prononcé sur les conclusions présentées par les parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : ()1° Donner acte des désistements () ".
2. La société Océanis Outre-Mer a déclaré se désister de sa requête par un mémoire enregistré le 2 octobre 2024. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société Océanis Outre-Mer et de la commune de Saint-Pierre, présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Océanis Outre-Mer.
Article 2 : Les conclusions de la société Océanis Outre-Mer et de la commune de Saint-Pierre, présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Océanis Outre-Mer et à la commune de Saint-Pierre.
Fait à Bordeaux, le 9 octobre 2024.
La présidente-assesseure de la 4ème chambre,
Bénédicte MARTIN
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026