mardi 27 août 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-23BX02949 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société BridgeOil a demandé au tribunal administratif de Poitiers d'annuler, d'une part, la décision implicite du 27 janvier 2020 par laquelle les ministres de la transition écologique et solidaire et de l'économie et des finances ont rejeté sa demande tendant à l'extension au sud du périmètre géographique de la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux, dite " concession de Nonville " (Seine-et-Marne), d'autre part, la décision implicite du 15 janvier 2022, par laquelle le ministre de la transition écologique et solidaire a rejeté sa demande tendant à l'extension du périmètre géographique de la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux de Nonville.
Par un jugement n° 2102099, 2200658 du 3 octobre 2023, le tribunal administratif de Poitiers a, d'une part, annulé la décision implicite du ministre de la transition énergétique et du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique rejetant la demande d'extension au sud de la concession de la société BridgeOil, d'autre part, enjoint au ministre de la transition énergétique et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargés des mines, de présenter conjointement au Premier ministre un projet de décret attribuant à la société BridgeOil l'extension sud du périmètre de la concession d'exploitation d'hydrocarbures liquides ou gazeux dite de Nonville dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, enfin rejeté le surplus des demandes.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 1er décembre 2023, la société Bridge Energies, précédemment appelée BridgeOil, représentée par Me Naugès et Me Michellet, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Poitiers du 3 octobre 2023, en tant qu'il a rejeté ses conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet du ministre de la transition écologique et solidaire du 15 janvier 2022 rejetant sa demande d'extension du périmètre géographique de la concession de Nonville à l'est ;
2°) d'annuler la décision implicite du 15 janvier 2022 par laquelle le ministre de la transition écologique et solidaire a rejeté sa demande d'extension du périmètre géographique de la concession de Nonville à l'est ;
3°) d'enjoindre au ministre chargé de la transition écologique et solidaire de lui octroyer l'extension du périmètre géographique de la concession de Nonville à l'est dans un délai d'un mois à compter de la date de notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par mémoire enregistré le 11 juillet 2024, la société Bridge Energies déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : ()1° Donner acte des désistements () ".
2. La société Bridge Energies a déclaré se désister de sa requête par un mémoire enregistré le 11 juillet 2024. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Bridge Energies.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Bridge Energies, au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Fait à Bordeaux, le 27 août 2024.
La présidente-assesseure de la 4ème chambre,
Bénédicte MARTIN
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026