mercredi 19 mars 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-24BX00078 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SELARL D4 AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société JC Decaux France a demandé au tribunal administratif de Poitiers :
1°) d'annuler le titre de recettes émis à son encontre le 31 décembre 2020 d'un montant de 210 783,77 euros, ainsi que la décision par laquelle le maire de la commune de La Rochelle a implicitement rejeté le recours gracieux qu'elle a formé le 3 mars 2021 à l'encontre de ce titre de recettes
2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme correspondante ;
3°) de mettre à la charge de la commune de La Rochelle la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n°2101771 du 6 novembre 2023, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 11 janvier 2024, le 30 décembre 2024 et le 4 février 2025, la société JC Decaux France, représentée par Me Salon, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Poitiers du 6 novembre 2023 ;
2°) d'annuler le titre de recettes émis à son encontre le 31 décembre 2020 d'un montant de 210 783,77 euros, ainsi que la décision par laquelle le maire de la commune de La Rochelle a implicitement rejeté le recours gracieux qu'elle a formé le 3 mars 2021 à l'encontre de ce titre de recettes
3°) de la décharger de l'obligation de payer la somme correspondante ;
4°) de mettre à la charge de la commune de La Rochelle la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 25 octobre 2024 et le 3 février 2025, la commune de La Rochelle, représentée par Me Mokhtar, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3000 euros soit mise à la charge de la société JC Decaux France sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 19 février 2025, la société JC Decaux France déclare se désister de sa requête.
Par un mémoire enregistré le 3 mars 2025, la commune de La Rochelle conclut aux fins que la cour donne acte de ce désistement et maintient ses conclusions au titre des frais liés à l'instance.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : : 1° Donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ()".
2. Dans son mémoire enregistré le 19 février 2025, la société JC Decaux France déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Dès lors, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la société JC Decaux France la somme que demande la commune de La Rochelle au titre des frais d'instance.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société JC Decaux France.
Article 2 : Les conclusions de la commune de La Rochelle présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société JC Decaux France et à la commune de La Rochelle.
Fait à Bordeaux, le 19 mars 2025
Le président assesseur de la 6ème chambre,
Stéphane Gueguein
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 24BX00078
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026