lundi 31 mars 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-24BX02708 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | WINSTON & STRAWN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une requête enregistrée sous le n° 2100302, la société à responsabilité limitée (SARL) Clinique Francisceas a demandé au tribunal administratif de La Réunion, d'une part, d'annuler la décision implicite par laquelle la directrice générale de l'agence régionale de santé (ARS) de La Réunion a refusé de constater la caducité de l'autorisation d'activités de soins et de réadaptation adulte en hospitalisation complète et en hospitalisation à temps partiel sur le territoire Sud pour les prises en charges polyvalentes et spécialisées, délivrée le 12 décembre 2017 à la société par actions simplifiée (SAS) Centre de réadaptation fonctionnelle (CRF) Jeanne d'Arc ; et, d'autre part, d'enjoindre à la directrice générale de l'ARS de La Réunion de constater la caducité de ladite autorisation, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir et de mettre en œuvre une nouvelle procédure d'octroi d'autorisation sans délai à compter de la notification du jugement à intervenir.
Par une requête enregistrée sous le n° 2100362, la société par actions simplifiées (SAS) CRF Jeanne d'Arc a demandé au même tribunal d'annuler la décision du 3 mars 2021 par laquelle la directrice générale de l'ARS de La Réunion a constaté la caducité de l'autorisation d'activités de soins et de réadaptation adulte en hospitalisation complète et en hospitalisation à temps partiel sur le territoire Sud pour les prises en charges polyvalentes et spécialisées, qui lui avait été délivrée pour son site du centre Les Eucalyptus le 12 décembre 2017.
Par un jugement n°s 2100302, 2100362 du 16 septembre 2024, le tribunal administratif de La Réunion a joint ces deux requêtes, annulé la décision du 3 mars 2021 par laquelle la directrice générale de l'ARS de La Réunion a constaté la caducité de l'autorisation délivrée à la SAS CRF Jeanne d'Arc et a rejeté la demande de la SARL Clinique Francisceas.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 18 novembre 2024, la SAS Clinique Les Tamarins Sud, venant aux droits de la SARL Clinique Francisceas, représentée par Me Musset, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'enjoindre d'une part, à l'ARS de La Réunion de dresser un nouveau bilan des objectifs quantifiés de l'offre de soins s'agissant de l'activité de soins médicaux et de réadaptation (SMR) polyvalent et spécialisé en conduites addictives (hospitalisation complète et à temps partiel) pour la zone de proximité Sud de l'île et d'autre part, d'ouvrir une fenêtre de dépôt afin de permettre aux opérateurs intéressés de déposer un dossier de demande d'autorisation sanitaire sur ce territoire, pour ces activités et selon ces modalités ;
3°) de mettre à la charge de la SAS CRF Jeanne d'Arc une somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 12 mars 2025, la SAS Clinique Les Tamarins Sud, représentée par Me Musset, déclare se désister de sa requête d'appel.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; (/) ".
2. Par un mémoire enregistré le 12 mars 2025, la SAS Clinique Les Tamarins Sud s'est désistée de l'instance engagée. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la SAS Clinique Les Tamarins sud.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée Clinique Les Tamarins sud, à la société par actions simplifiée Centre de réadaptation fonctionnelle Jeanne d'Arc et à l'agence régionale de santé de La Réunion.
Fait à Bordeaux, le 31 mars 2025.
La présidente-assesseure de la 2ème chambre,
Sabrina Ladoire
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
24BX02708
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026