jeudi 30 janvier 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-24BX03092 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | HORUS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Limoges d'une part, d'annuler la décision du 10 août 2021 par laquelle le maire de Limoges l'a mis en demeure de remettre en état la parcelle cadastrée section MY n° 0063sur laquelle il exploite un centre de paintball, d'autre part d'annuler la décision du 10 décembre 2021 par laquelle le maire de Limoges lui a refusé un permis d'aménager pour la réalisation d'un parc de loisir paintball.
Par un jugement n° 2101612, 2200197 du 29 octobre 2024, le tribunal administratif a joint les deux requêtes, annulé la décision du 10 décembre 2021 et rejeté le surplus des conclusions du requérant.
Procédure devant la cour administrative d'appel :
Par une requête enregistrée le 28 décembre 2024, M. B, représenté par Me Douniès, demande à la cour :
- d'infirmer le jugement ;
- de juger que la décision du 10 décembre 2021 est illégale :
- d'enjoindre à la commune de Limoges de lui délivrer un permis d'aménager dans
un délai de 15 jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
- de mettre à la charge de la commune une somme de 3000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- son dossier était complet et la nature des pièces manquantes ne lui a pas été précisée ;
- il n'a pas effectué de défrichement et les installations légères mises en place ne sont pas incompatibles avec le classement du terrain en espace boisé classé, qui n'est au demeurant pas justifié ;
- le tribunal a entaché son jugement d'erreurs de fait et omis de statuer sur ces derniers moyens ;
- le maire a commis une erreur de fait, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation en lui refusant un permis d'aménager.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours (), les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ".
2. Par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Limoges a fait droit à la demande de M. B tendant à l'annulation de la décision du 10 décembre 2021 par laquelle le maire de Limoges lui a refusé un permis d'aménager pour la réalisation d'un parc de loisir paintball, au motif que les caractéristiques de son projet n'entraient pas dans le champ d'application
du permis d'aménager. En demandant seulement à la cour d'annuler la décision
du 10 décembre 2021, M. B doit être regardé comme demandant la réformation du jugement en ce qu'il a statué sur la requête n° 2200197. Cependant le requérant, qui n'avait pas hiérarchisé les moyens présentés ni au demeurant demandé au tribunal une injonction de délivrer le permis, est sans intérêt pour demander à nouveau l'annulation d'une décision qui a disparu de l'ordonnancement juridique. Au demeurant, en reprenant les moyens de forme et de fond qu'il avait dirigés contre cette décision, il ne critique en rien les motifs par lesquels le tribunal a estimé que son projet ne relevait ni des dispositions de l'article R.421-19 du code de l'urbanisme, ni de celles de l'article R.421-20 du même code. Par suite, son appel est manifestement irrecevable, sans que cette décision fasse obstacle à ce qu'il présente toutes observations dans le cadre de l'appel interjeté par la commune de Limoges sous le n° 24BX03078 contre l'annulation prononcée par le jugement en litige.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B. Copie en sera adressée à la commune de Limoges.
Fait à Bordeaux, le 30 janvier 2025.
La présidente de la deuxième chambre,
Catherine Girault
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
24BX0309
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026