lundi 10 février 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-25BX00304 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | DUPONT |
Vu la procédure suivante :
Par l'article 1er du jugement n° 1901154 du 13 juillet 2022, le tribunal administratif de Pau a condamné in solidum la Selarl Guérin et associées, en sa qualité de liquidateur judiciaire de la Sarl Ets Benninger 64 et la société Home technologie management, venant aux droits de la société Assistance et maîtrise technique (AMT) à verser à la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Bayonne une somme globale de 355 342,80 euros TTC, au titre des préjudices subis du fait des désordres affectant les installations de chauffage, de climatisation et de ventilation mécanique contrôlée du bâtiment Estia à Bidart. L'article 2 du même jugement dispose que la somme mentionnée à l'article 1er portera intérêts au taux légal à compter du 20 mai 2019 et que les intérêts échus à la date du 20 mai 2020 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Par un arrêt n° 22BX02449, 23BX02465 du 5 novembre 2024, la cour administrative d'appel de Bordeaux a porté la somme que la société Guérin et associés, en sa qualité de liquidateur judiciaire de la société Ets Benninger 64, et la société Home technologie management, venant aux droits de la société AMT, ont été condamnées, in solidum, à verser à la CCI de Bayonne Pays basque, au montant de 522 733,23 euros TTC et a réformé le jugement n°1901154 du 13 juillet 2022 du tribunal administratif de Pau en ce qu'il a de contraire à cet arrêt.
Par une requête enregistrée le 2 février 2025, la société Home technologie management demande à la cour :
1° A titre principal, de dire et juger que l'article 2 du jugement n° 1901154 du 13 juillet 2022 est réformé en ce qu'il a de contraire à l'arrêt n° 22BX02449, 23BX02465 du 5 novembre 2024 de la cour administrative d'appel de Bordeaux et que les intérêts légaux ne sont applicables qu'à compter de la notification de cet arrêt ; de condamner la CCI de Bayonne Pays Basque à lui verser la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la condamner aux entiers dépens en application de l'article R. 761-1 du même code ;
2° A titre subsidiaire, de dire et juger que les intérêts sur la somme de 522 733,23 euros ne commencent à courir qu'à compter de l'arrêt rendu et que pour la différence entre cette somme et la somme de 355 342,80 euros retenue par le tribunal administratif les intérêts se calculent conformément à l'article 2 du jugement n° 1901154.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cours administratives d'appel () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. Un recours en interprétation d'une décision juridictionnelle n'est recevable que s'il émane d'une partie à l'instance ayant abouti au prononcé de la décision dont l'interprétation est sollicitée et dans la seule mesure où il peut être valablement argué que cette décision est obscure ou ambiguë.
3. Par l'arrêt n° 22BX02449, 23BX02465 du 5 novembre 2024, la cour administrative d'appel de Bordeaux a modifié le montant que la Selarl Guérin et associées et la société Home technologie management ont été condamnées in solidum à verser à la CCI de Bayonne Pays Basque par le jugement n° 1901154 du 13 juillet 2022 du tribunal administratif de Pau et a réformé le jugement attaqué dans cette seule mesure, sans modifier le point de départ des intérêts fixé par le tribunal. Cet arrêt n'est ni obscur, ni ambigu. Le recours en interprétation formé par la société Home technologie management est, par suite, manifestement irrecevable. A supposer que la société Home technologie management, prenant notamment appui sur les écritures d'appel de la CCI, cherche en réalité à obtenir que le point de départ des intérêts dus tel qu'il résulte du jugement ainsi réformé soit modifié, il lui appartient, si elle s'y croit recevable et fondée, de former un recours en rectification d'erreur matérielle ou un recours en cassation.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter le recours en interprétation de la société Home technologie management par application des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative citées ci-dessus.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la société Home technologie management est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Home technologie management. Une copie sera transmise pour information la chambre de commerce et d'industrie de Bayonne Pays basque, à la Selarl Guérin et associés et à la société Inter énergies.
Fait à Bordeaux, le 11 février 2025.
Luc DEREPAS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
2.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026