jeudi 14 novembre 2024
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-22NC00392 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SELAS OLSZAK LEVY |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme C B a demandé au tribunal administratif de Strasbourg :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de Metz a refusé de lui verser une indemnité d'exercice de missions des préfectures (IEMP) ;
2°) d'enjoindre à la commune de Metz de lui verser une somme correspondant à l'indemnité d'exercice de missions des préfectures depuis sa date d'embauche, " en fonction des différents grades exercés, avec un coefficient individuel égal à 1,5 ", avec intérêts au taux légal à compter de sa demande préalable, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et, à défaut, d'enjoindre à la commune de Metz de procéder au réexamen de sa situation depuis sa date d'embauche et " de fixer le coefficient individuel de son régime indemnitaire en application de la délibération en date du 29 avril 2004 de l'assemblée délibérante de la mairie de Metz, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, et de procéder dans un délai supplémentaire d'un mois au versement de ladite prime, avec intérêts au taux légal à compter de la date de réception de sa demande préalable " ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Metz le versement d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Par un jugement n° 2001875 du 16 décembre 2021, le tribunal administratif de Strasbourg a annulé la décision implicite par laquelle le maire de Metz a refusé de verser à Mme B une indemnité d'exercice des missions des préfectures, a enjoint à Metz Métropole d'exercer les diligences définies au point 14 dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et a rejeté le surplus des conclusions présentées par les parties.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 16 février 2022, la ville de Metz, représentée par la Selas Olszak et Levy, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Strasbourg du 16 décembre 2021 ;
2°) de rejeter la demande de Mme B ;
3°) de mettre à la charge de Mme B le versement de la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 12 avril 2022, Mme C A épouse B, représentée par Me Lévy, conclut :
1°) au rejet de la requête de la commune de Metz ;
2°) par la voie de l'appel incident, d'infirmer le jugement du 16 décembre 201 en ce qu'il a limité la période de réexamen de sa situation personnelle aux années 2015 et 2016 ;
3°) d'enjoindre à la commune de Metz de procéder au réexamen de sa situation personnelle depuis sa date d'embauche et jusqu'au 31 décembre 2017, de fixer le coefficient individuel de son régime indemnitaire eu égard à sa manière de servir en application des dispositions de la délibération du 29 avril 2004 et de procéder au versement de l'indemnité d'exercice de missions des préfectures avec intérêts au taux légal à compter de la date de réception de sa demande préalable ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Metz le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une intervention, enregistrée le 27 juin 2022, le syndicat CFDT Interco Moselle, représenté par Me Lévy, demande à la cour de faire droit aux conclusions présentées par Mme B.
Par un mémoire, enregistré le 28 février 2023, la commune de Metz demande à la cour :
1°) de donner acte de son désistement ;
2°) de rejeter l'appel incident présentée par l'intimée.
Par une lettre, enregistrée le 13 avril 2023, Mme B demande l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en exécution du jugement du 16 décembre 2021.
Par une lettre, enregistrée le 17 mai 2023, la commune de Metz fait valoir avoir exécuté le jugement du 16 décembre 2021.
Par une décision du 23 mai 2023, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a procédé au classement administratif de la demande d'exécution présentée par Mme B.
Par un courrier, enregistré le 4 juillet 2024, Mme B se désiste de ses conclusions d'appel incident.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent, () par ordonnance : / 1° Donner des actes des désistements ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".
2. Le désistement de sa requête par la commune de Metz est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Le désistement de ses conclusions d'appel incident par Mme B est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. L'instance prenant fin par suite du désistement de sa requête par la commune de Metz et du désistement de ses conclusions d'appel incident par Mme B, l'intervention du syndicat CFDT Interco est devenue sans objet.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la commune de Metz.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de l'appel incident de Mme B.
Article 3 : Le surplus des conclusions présentées par Mme B est rejeté.
Article 4 : Il n'y pas lieu de statuer sur l'intervention du syndicat CFDT Interco Moselle.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Metz, à Mme C B et au syndicat CFDT Interco Moselle.
Fait à Nancy, le 14 novembre 2024
Le président de la 5ème chambre,
Signé : Durup de Baleine
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
A. Betti
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026