mardi 24 juin 2025
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-22NC01631 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | STUCK |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Les sociétés Entreprise générale Léon Grosse et Entreprise J.P. Blanck ont demandé au tribunal administratif de Strasbourg, à titre principal et avant-dire droit, de désigner un expert, à titre subsidiaire, de condamner l'université de Strasbourg à verser, au titre des préjudices résultant de la résiliation de leur marché, à la société Léon Grosse, les sommes de 154 811,76 euros toutes taxes comprises et 318 026,72 euros toutes taxes comprises, ainsi que, à la société J.P. Blanck, les sommes de 1 158 563,14 euros toutes taxes comprises et 803 231,41 euros toutes taxes comprises et enfin de mettre à la charge de l'Université de Strasbourg le versement d'une somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 2001383 du 27 avril 2022, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté leur demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 juin 2022 et 23 août 2024, les sociétés Entreprise générale Léon Grosse et Entreprise J.P. Blanck, représentées par la SELARL Stuck Lionel, demandent à la cour :
1°) d'annuler le jugement du 27 avril 2022 du tribunal administratif de Strasbourg ;
2°) à titre principal, et avant-dire droit, de désigner un expert ;
3°) à titre subsidiaire, de condamner l'université de Strasbourg à verser, au titre des préjudices résultant de la résiliation de leur marché, à la société Léon Grosse, les sommes de 154 811,76 euros toutes taxes comprises et 318 026,72 euros toutes taxes comprises, ainsi que, à la société J.P. Blanck, les sommes de 1 158 563,14 euros toutes taxes comprises et 803 231,31 euros toutes taxes comprises ;
4°) de mettre à la charge de l'université de Strasbourg les éventuels frais et dépens ainsi que le versement d'une somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires enregistrés les 11 juillet 2023 et 23 septembre 2024, l'université de Strasbourg, représentée par la SELARL CM Affaires publiques conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce que sa responsabilité soit limitée à hauteur de 50 % et à ce que les sommes réclamées soient ramenées à de plus justes proportions et enfin à ce que les sociétés Entreprise générale Léon Grosse et Entreprise J.P. Blanck soient condamnées à payer les éventuels dépens ainsi qu'à lui verser la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 3 juin 2025, les sociétés Entreprise générale Léon Grosse et Entreprise J.P. Blanck, représentées par la SELARL Stuck Lionel, demandent à la cour de constater leur désistement d'instance et d'action et à ce que chacune des parties conserve ses frais et dépens.
Par un mémoire, enregistré le 11 juin 2025, l'université de Strasbourg a pris acte du désistement d'instance et d'action.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Par une décision du 1er mars 2025, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné Mme Sophie Roussaux, première conseillère, pour statuer par ordonnance sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° (premier alinéa) de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, dans les dossiers dont elle est rapporteure.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 1° Donner acte des désistements ()5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ;() ".
2. Le désistement des sociétés Entreprise générale Léon Grosse et Entreprise J.P. Blanck est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge des sociétés Entreprise générale Léon Grosse et Entreprise J.P. Blanck la somme que l'université de Strasbourg demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête des sociétés Entreprise générale Léon Grosse et Entreprise J.P. Blanck.
Article 2 : Les conclusions de l'université de Strasbourg présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée aux sociétés Entreprise générale Léon Grosse et Entreprise J.P. Blanck et à l'université de Strasbourg.
Fait à Nancy, le 24 juin 2025.
La magistrate désignée,
Signé : S. Roussaux
La République mande et ordonne à la ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
F. Dupuy
N° 22NC01361
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026