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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-24NC01054

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-24NC01054

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-24NC01054
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A D et Mme B D ont demandé au tribunal administratif de Nancy d'annuler les arrêtés du 27 décembre 2023 par lesquels la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin, a ordonné leur transfert aux autorités helvètes responsables de l'examen de leur demande d'asile.

Par un jugement nos 2303731, 2303734 du 8 janvier 2024, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nancy a rejeté leurs demandes.

Procédure devant la cour :

I - Par une requête enregistrée le 24 avril 2024, sous le n° 24NC01054, Mme D, représentée par Me Jeannot, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 8 janvier 2024 en ce qui la concerne ;

2°) d'annuler l'arrêté de transfert du 27 décembre 2023 pris à son encontre ;

3°) d'enjoindre à la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin de lui permettre de déposer une demande d'asile en procédure normale et de lui délivrer, dans un délai de trois jours, une attestation de demande d'asile en procédure normale ;

4°) de mettre à a charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la décision à intervenir était susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office tiré de ce que les conclusions à fin d'annulation de la décision de transfert ont perdu leur objet, cette décision ne pouvant plus être légalement exécutée compte tenu de l'expiration du délai de transfert prévu à l'article 29 du règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013.

Par un mémoire en réponse au moyen d'ordre public enregistré le 6 août 2024, la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin, a informé la cour de ce que l'arrêté ordonnant le transfert de Mme D aux autorités helvètes a été exécuté le 7 février 2024.

Par une lettre du 26 août 2024, la cour a demandé à Mme D en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d'un mois.

II - Par une requête enregistrée le 24 avril 2024, sous le n° 24NC01055, M. D, représenté par Me Jeannot, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 8 janvier 2024 en ce qui le concerne ;

2°) d'annuler l'arrêté de transfert du 27 décembre 2023 pris à son encontre ;

3°) d'enjoindre à la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin de lui permettre de déposer une demande d'asile en procédure normale et de lui délivrer, dans un délai de trois jours, une attestation de demande d'asile en procédure normale ;

4°) de mettre à a charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la décision à intervenir était susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office tiré de ce que les conclusions à fin d'annulation de la décision de transfert ont perdu leur objet, cette décision ne pouvant plus être légalement exécutée compte tenu de l'expiration du délai de transfert prévu à l'article 29 du règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013.

Par un mémoire en réponse au moyen d'ordre public enregistré le 6 août 2024, la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin, a informé la cour de ce que l'arrêté ordonnant le transfert de M. D aux autorités helvètes a été exécuté le 7 février 2024.

Par une lettre du 26 août 2024, la cour a demandé à M. D en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d'un mois, en précisant qu'à défaut, il serait regardé comme s'étant désisté de l'ensemble de ses conclusions, ou à se désister purement et simplement.

M. et Mme D ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par deux décisions du 21 mars 2024.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu le code de justice administrative.

La présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné Mme Kohler, présidente-assesseure, pour signer les ordonnances visées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222 1 du code de justice administrative : " Les () présidents de formation de jugement () des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant a moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ". Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est faite mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

2. Par les requêtés visées ci-dessus qu'il y a lieu de joindre, M. et Mme D font appel du jugement du 8 janvier 2024 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nancy a rejeté leurs demandes tendant à l'annulation des arrêtés du 27 décembre 2023, par lesquels, la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin a ordonné leur transfert aux autorités helvètes, responsables de l'examen de leur demande d'asile. Informée de l'exécution des décisions de transfert, la cour a invité M. et Mme D à confirmer le maintien des conclusions de leurs requêtes, par des courriers du 26 août 2024 les informant qu'à défaut de réception d'une telle confirmation dans le délai d'un mois, ils seraient réputés s'être désistés de l'ensemble de leurs conclusions. Ces courriers, qui ont été mis à disposition du conseil de M. et Mme D sur l'application Télérecours le 26 août 2024 et dont il a accusé réception le lendemain, sont restés sans réponse. Dès lors, à défaut d'avoir confirmé le maintien des conclusions de leurs requêtes dans le délai d'un mois imparti à cet effet, M. et Mme D sont, en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, réputés s'être désistés de leurs requêtes. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des requêtes de M. et Mme D.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B D, à M. A D, au ministre de l'intérieur et à Me Jeannot.

Copie en sera adressée au préfet de la région Grand Est, préfet du Bas-Rhin.

Fait à Nancy, le 31 octobre 2024.

La magistrate désignée,

Signé : J. Kohler

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

La greffière,

M. C

Nos 24NC01054, 24NC01055

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