lundi 30 décembre 2024
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-24NC02302 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SELARL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Nancy de condamner la commune de Ville-sur-Yron à lui verser la somme de 3 356,80 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait des désordres affectant sa maison, d'annuler la décision par laquelle le maire de Ville-sur-Yron a rejeté implicitement sa demande de prendre les mesures nécessaires pour mettre fin aux inondations affectant sa propriété et enfin d'enjoindre à la commune de réaliser les travaux nécessaires pour y mettre fin.
Par un jugement n° 1603759 du 28 mai 2019, le tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande.
Par un arrêt avant-dire droit du 28 décembre 2021, la cour administrative d'appel de Nancy, avant de statuer sur les conclusions de la requête de M. A tendant à ce que la commune de Ville-sur-Yron soit condamnée à l'indemniser des préjudices qu'il estime avoir subis du fait des désordres affectant sa maison et à ce qu'il soit enjoint à la commune de Ville-sur-Yron de réaliser les travaux nécessaires pour mettre fin aux inondations affectant sa propriété, a ordonné une expertise en vue d'apprécier les causes et origines des infiltrations d'eau affectant le sous-sol de sa maison d'habitation et d'indiquer la nature des travaux nécessaires pour faire cesser ces désordres.
Par un arrêt n° 19NC02365 du 19 décembre 2023, la cour administrative d'appel de Nancy a annulé le jugement n° 1603759 du tribunal administratif de Nancy du 28 mai 2019, a condamné la commune de Ville-sur-Yron à payer à M. A la somme de 1 000 euros, a enjoint la commune de réaliser les travaux d'étanchéification du réseau et des branchements de l'habitation de M. A afin que cessent les infiltrations dont M. A est victime de manière régulière, dans un délai de six mois à compter de la notification de sa décision et enfin a mis à la charge définitive de la commune les frais et honoraires des expertises prescrites tant en première instance qu'en appel.
Procédure d'exécution devant la cour :
Par une lettre enregistrée le 11 juillet 2024, sous le n° 24EX29, ainsi qu'un mémoire complémentaire enregistré le 26 juillet 2024, M. A, représenté par Me Gillig, a demandé à la cour sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative l'exécution de l'arrêt n° 19NC02365 du 19 décembre 2023.
Par un courrier du 9 août 2024, la commune de Ville-sur-Yron, représentée par Me Coissard, a indiqué que les techniciens ont été dans l'incapacité de déterminer la nature précise des travaux à entreprendre pour exécuter l'injonction de la cour.
Par une ordonnance du 2 septembre 2024, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire enregistré le 8 novembre 2024, la commune de Ville-sur-Yron, représentée par Me Coissard, conclut :
1°) au rejet de la demande de M. A ;
2°) à la condamnation de M. A à lui verser la somme de 2000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ce mémoire a été communiqué à M. A qui n'a pas produit.
Par une ordonnance du 28 octobre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 12 novembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du Conseil d'Etat du 18 novembre 2024 n° 491839 annulant l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy n° 19NC02365 du 19 décembre 2023 et renvoyant l'affaire devant la même cour.
Vu le code de justice administrative.
Par une décision du 1er septembre 2024, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné Mme Sophie Roussaux, première conseillère, pour statuer par ordonnance sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, dans les dossiers dont elle est rapporteure.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " ()les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; ()".
2. La demande de M. A visait à obtenir l'exécution de l'arrêt rendu par la cour administrative d'appel de Nancy sous le numéro 19NC02365, le 19 décembre 2023. Or, par une décision du 18 novembre 2024, sous le numéro 491839, le Conseil d'Etat a annulé l'arrêt susmentionné de la cour administrative d'appel de Nancy et a renvoyé l'affaire devant la même cour.
3. Dès lors, la requête de M. A tendant à l'exécution de l'arrêt n°19NC02365 est devenue sans objet et il n'y a plus d'y statuer.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Ville-sur-Yron au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu à statuer sur la requête de M. A.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Ville-sur-Yron au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A et à la commune de Ville-sur-Yron.
Fait à Nancy, le 30 décembre 2024.
La magistrate désignée,
Signé : Sophie Roussaux
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
F. Dupuy
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026