mardi 18 février 2025
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-24NC02784 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé, par deux demandes distinctes, au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne d'annuler les décisions implicites par lesquelles le préfet de la Marne a refusé, d'une part, de lui délivrer un titre de séjour et, d'autre part, d'enregistrer sa demande d'asile.
Par deux jugements n° 2400861 et n° 2401600 du 17 septembre 2024, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté ses demandes.
Procédure devant la cour :
I. Par une requête enregistrée le 15 novembre 2024 sous le n° 24NC02784, M. A, représenté par Me Ludot, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du n° 2400861 du 17 septembre 2024 ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision implicite de rejet en litige est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait les articles 8 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
II. Par une requête enregistrée le 15 novembre 2024 sous le n° 24NC02785, M. A, représenté par Me Ludot, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du n° 2401600 du 17 septembre 2024 ;
2°) d'annuler la décision implicite de refus d'enregistrement de sa demande d'asile ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Marne de transmettre sa demande d'asile à l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé de demande d'asile à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il invoque les mêmes moyens que ceux invoqués dans la requête n° 24NC02784.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- et le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant russe, est entré sur le territoire français, selon ses déclarations, en 2019 à fin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugié. Après le rejet de ses demandes d'asile, il a sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en qualité de parent d'enfants bénéficiaires de la protection subsidiaire. Cette demande a été rejetée par un arrêté préfectoral du 7 août 2023. Par un jugement du 16 novembre 2023, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de M. A tendant à l'annulation de cette décision. Par un courrier du 9 janvier 2024 il a, à nouveau, demandé d'une part, un titre de séjour en se prévalant à nouveau de la présence sur le territoire de ses enfants, bénéficiaires de la protection subsidiaire ainsi que de son insertion et d'autre part, l'enregistrement d'une nouvelle demande d'asile. Le silence gardé par le préfet de la Marne sur ses demandes a fait naître deux décisions implicites de rejet. Par deux requêtes qu'il y a lieu de joindre, M. A fait appel des deux jugements du 17 septembre 2024 par lesquels le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté ses demandes tendant à l'annulation de ces décisions.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
Sur la requête n° 24NC02784 :
3. M. A reprend en appel, sans apporter d'éléments nouveaux, ni critiquer utilement les motifs de rejet du jugement contesté, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles 8 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par les premiers juges aux points 2,3, 4, 5, 6 et 7 de leur jugement.
Sur la requête n° 24NC02785 :
4. M. A reprend en appel, sans apporter d'éléments nouveaux, ni critiquer utilement les motifs de rejet du jugement contesté, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles 8 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par les premiers juges aux points 2, 3, 4 et 5 de leur jugement.
5. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes d'appel présentées par M. A sous les nos 24NC02784 et 24NC02785 sont manifestement dépourvues de fondement. Il y a lieu, dès lors, de les rejeter en toutes leurs conclusions, selon la procédure prévue par les dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Les requêtes de M. A sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée pour information au préfet de la Marne.
Fait à Nancy, le 18 février 2025.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé : V. Ghisu-Deparis
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
M. C
Nos 24NC02784, 24NC02785
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026