vendredi 10 janvier 2025
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-24NC02840 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SELARL GIURANNA ET IOGNA-PRAT |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
L'Association de chasse de Belbriette et du Grand Kerné a demandé au tribunal administratif de Nancy d'annuler la décision du 19 octobre 2020 par laquelle le maire de Xonrupt-Longemer a fait opposition à la déclaration de travaux qu'elle avait déposée en vue d'accroître la surface de plancher d'un abri de chasse situé chemin forestier de Longemer à Xonrupt dans cette commune.
Par une ordonnance n° 2101168 du 26 septembre 2024, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Nancy a rejeté cette demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 22 novembre 2024, l'Association de chasse de Belbriette et du Grand Kerné, représentée par Me Giuranna, avocat, demande à la cour :
1°/ d'annuler cette ordonnance et la décision du 19 octobre 2020 ;
2°/ d'annuler ou, subsidiairement, d'écarter l'avis conforme émis le 14 octobre 2020 par le préfet des Vosges ;
3°/ d'enjoindre au maire de Xonrupt-Longemer de prendre une décision de non-opposition à sa déclaration préalable dans le délai d'un mois à compter de l'arrêt à intervenir ;
4°/ de mettre à la charge de la commune de Xonrupt-Longemer la somme de 2 500 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu l'ordonnance attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article () "
2. Il ressort de l'article XIV des statuts de l'Association de chasse de Belbriette et du Grand Kerné que cette association " est administrée par un Conseil composé de quatre membres ". L'article XVIII de ces statuts précise que ce conseil " est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et la direction des affaires de l'Association et pour faire ou autoriser tous actes et opérations permis à l'association qui ne sont pas réservés à l'assemblée générale. " Enfin, le même article XVIII confie au président de l'association la charge, notamment, " d'exécuter les décisions du Conseil et d'assurer le bon fonctionnement de l'Association ", en ajoutant qu'il " représente l'Association en justice et dans ses rapports avec les administrations publiques ou privées et avec les tiers. " Il résulte de la combinaison de ces dispositions statutaires que, si le président de l'association représente celle-ci en justice, il ne peut porter une affaire devant une juridiction qu'en exécution d'une décision du conseil en ce sens. L'Association de chasse de Belbriette et du Grand Kerné n'ayant pas produit devant le tribunal administratif une délibération du conseil autorisant son président à présenter une demande d'annulation de la décision d'opposition à déclaration préalable en litige, malgré l'invitation du tribunal, sa demande était manifestement irrecevable. Une telle production ne pouvant intervenir utilement en appel, cette association n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande.
3. Il y a lieu, dès lors, de rejeter la requête en application des dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de l'Association de chasse de Belbriette et du Grand Kerné est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'Association de chasse de Belbriette et du Grand Kerné
Copie en sera adressée au maire de Xonrupt-Longemer.
Fait à Nancy, le 10 janvier 2025.
Le président de la 3ème chambre
Signé : Ch. WURTZ
La République mande et ordonne au préfet des Vosges en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier
F. LORRAIN
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026