mardi 18 mars 2025
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-24NC03086 |
| Type | Ordonnance |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | REFLEX AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. E H, Mme I K épouse B, M. G D, Mme J L, Mme M O épouse F, Mme N C et M. E A ont demandé au tribunal administratif de Besançon d'annuler les décisions des 13 septembre 2022, 20 septembre 2022 et 4 octobre 2022 par lesquelles le maire de la commune de Grosmagny a rejeté leurs demandes tendant à l'abrogation de l'arrêté du 31 janvier 2022 par lequel ce maire a fixé les limites de l'agglomération de cette commune.
Par un jugement n° 2201722 du 15 octobre 2024, le tribunal administratif de Besançon a annulé les décisions par lesquelles le maire de la commune de Grosmagny a refusé d'abroger l'arrêté du 31 janvier 2022 par lequel il a modifié les limites de l'agglomération sur la route départementale n° 12 et a enjoint à la commune de Grosmagny d'abroger l'arrêté du 31 janvier 202Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 19 décembre 2024, la commune de Grosmagny, représentée par la SELARL Aedilys Avocats, demande à la cour de surseoir à l'exécution de ce jugement du 15 octobre 2024.
Elle soutient que :
- la demande de première instance était irrecevable comme tardive, dès lors qu'elle tendait à l'annulation de l'arrêté du 31 janvier 2022 et non, contrairement à ce qu'a estimé le jugement, de refus de l'abroger ;
- la demande de première instance était irrecevable, faute pour les requérants de justifier d'un intérêt leur donnant qualité à agir ;
- c'est à tort que le jugement a considéré que l'arrêté du 31 janvier 2022 méconnaît l'article R. 110-2 du code de la route et se trouve entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le tribunal a, en particulier, substitué son analyse à celle du maire, allant au-delà du contrôle de l'erreur manifeste d'appréciation ;
- l'arrêté du 31 janvier 2022 a pour effet d'inclure cinq maisons au sein des limites agglomérées et quatre de ces habitations forment un espace où sont groupés des immeubles bâtis rapprochés ;
- le tribunal s'est également mépris sur l'urbanisation au sein des nouvelles limites de l'agglomération, dès lors qu'il existe au sud de la route départementale n° 12 une continuité dans l'urbanisation des différentes parcelles depuis l'ancienne limite jusqu'à la nouvelle et que la maison d'habitation implantée en face de l'entreprise Piot forme avec les bâtiments de cette entreprise un ensemble groupé d'immeubles bâtis ;
- le caractère groupé des constructions doit être analysé in concreto par rapport à la composition de l'agglomération existante sur le territoire de la commune considérée et le caractère regroupé des immeubles d'une grande ville n'est pas équivalent à celui d'une commune rurale qui dispose pour autant d'une zone agglomérée, celle de Grosmagny étant alternativement composée de parcelles construites et de parcelles nues ;
- dès lors, il existe des moyens sérieux de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 février 2025, Mme M F, représentée par Me Robin, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu :
- la requête n° 24NC02972 enregistrée le 9 décembre 2024 par laquelle la commune de Grosmagny demande l'annulation du jugement du tribunal administratif de Besançon n° 2201722 du 15 octobre 2024 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours () peuvent () par ordonnance, rejeter les conclusions à fin de sursis à exécution d'une décision juridictionnelle frappée d'appel () ".
2. Aux termes de l'article R. 811-15 du même code : " Lorsqu'il est fait appel d'un jugement de tribunal administratif prononçant l'annulation d'une décision administrative, la juridiction d'appel peut, à la demande de l'appelant, ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement si les moyens invoqués par l'appelant paraissent, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement ".
3. Aucun des moyens soulevés par la commune de Grosmagny ne paraît, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué du tribunal administratif de Besançon du 15 octobre 2024, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête de la commune de Grosmagny tendant à ce que soit ordonné le sursis à l'exécution du jugement du tribunal administratif de Besançon du 15 octobre 2024 doivent être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : La requête de la commune de Grosmagny est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Grosmagny, à M. E H, à Mme J L, à Mme I K épouse B, à Mme M O épouse F, à M. G D, à Mme N C et à M. E A.
Fait à Nancy, le 18 mars 2025.
Le président de la 5ème chambre,
Signé : Durup de Baleine
La République mande et ordonne au préfet du Territoire de Belfort en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
A. Betti
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026