vendredi 4 avril 2025
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-25NC00206 |
| Type | Ordonnance |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La SAS LCA a demandé au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne d'annuler l'arrêté du 19 février 2024, par lequel le maire de Bourgogne-Fresne a refusé de lui délivrer un permis de construire concernant l'édification de six maisons sur un terrain cadastré ZD 28 et ZD 29, situé rue de Saint-Etienne dans cette commune.
Par un jugement n° 2400951 du 28 novembre 2024, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a annulé cet arrêté et a enjoint au maire de Bourgogne-Fresne de délivrer à la SAS LCA le permis de construire sollicité.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 28 janvier 2025 et deux mémoires complémentaires enregistrés les 4 février et 20 mars 2025, la commune de Bourgogne-Fresne, représentée par la SCP Dumoulin-Chartrelle-Abiven, avocats, demande à la cour, sur le fondement de l'article R. 811-15 du code de justice administrative, d'ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement et de mettre à la charge de la SAS LCA une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mars 2025, la SAS LCA, représentée par la SELARL Mainnevret-Malblanc, avocats, demande à la cour de rejeter la requête et de mettre à la charge de la commune de Bourgogne-Fresne une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 2 avril 2025, le président de chambre a prononcé son rapport et entendu les observations orales de Me Ercole pour la commune de Bourgogne-Fresne.
Une note en délibéré, enregistrée le 3 avril 2025, a été présentée par Me Abiven pour la commune de Bourgogne-Fresne.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 811-15 du code de justice administrative : " Lorsqu'il est fait appel d'un jugement de tribunal administratif prononçant l'annulation d'une décision administrative, la juridiction d'appel peut, à la demande de l'appelant, ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement si les moyens invoqués par l'appelant paraissent, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement. "
2. Pour demander qu'il soit sursis à l'exécution du jugement attaqué, la commune de Bourgogne-Fresne soutient que l'arrêté attaqué n'a méconnu ni l'article R. 111-5, ni l'article R. 111-9 du code de l'urbanisme, qu'il est suffisamment motivé, qu'il n'est pas entaché d'un détournement de procédure et que, si la cour considérait que les moyens retenus par le tribunal administratif pour annuler cet arrêté sont fondés, il y aurait lieu de substituer aux motifs censurés ceux tirés des articles R. 423-1, R. 111-14 et L. 153-11 du code de l'urbanisme.
3. Le moyen tiré de ce que l'article R. 111-14 du code de l'urbanisme était de nature à fonder légalement le refus de permis de construire et de ce que le maire de Bourgogne-Fresne aurait pris la même décision s'il s'était fondé sur cet article paraît, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement. Dans ces conditions, il y a lieu d'ordonner qu'il soit sursis à son exécution.
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune de Bourgogne-Fresne, qui n'est pas la partie perdante, au titre des frais exposés pour l'instance par la SAS LCA et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme à la charge de la SAS LCA par application de ces dispositions.
ORDONNE :
Article 1er : Jusqu'à ce qu'il ait été statué sur l'appel de la commune de Bourgogne-Fresne contre le jugement n° 2400951 du 28 novembre 2024 du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, il sera sursis à l'exécution de ce jugement.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Bourgogne-Fresne et par la SAS LCA au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Bourgogne-Fresne et à la SAS LCA.
Fait à Nancy, le 4 avril 2025.
Le président de la 3ème chambre
Signé : Ch. WURTZ
La République mande et ordonne au préfet de la Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
F. LORRAIN
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026