mardi 20 mai 2025
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-25NC00266 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C et Mme D A B ont demandé au tribunal administratif de Nancy de condamner la commune de Saint-Nicolas-de-Port à leur verser la somme de 4 595 euros en réparation du préjudice qu'ils estiment avoir subi du fait de la réalisation inutile de travaux sur leur canalisation d'eau.
Par une ordonnance n° 2103247 du 13 décembre 2024, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Nancy a rejeté cette demande comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Procédure devant la cour :
Par requête, enregistrée le 5 février 2025, M. et Mme A B, représentés par Me Tassigny, demandent à la cour d'annuler cette ordonnance, de condamner la commune de Saint-Nicolas-de-Port à leur verser la somme de 4 595 euros en réparation du préjudice qu'ils estiment avoir subi et de mettre à la charge de la commune la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que la magistrate désignée à dénaturé leurs écritures dès lors que le litige n'a pas trait à l'exécution du contrat de distribution d'eau potable et qu'ils entendent engager la responsabilité de la commune du fait des préconisations injustifiées qu'elle leur a adressées pour la réalisation de travaux inutiles. La commune en rejetant leur demande d'indemnisation a d'ailleurs indiqué qu'ils pouvaient saisir le tribunal administratif.
La présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Barteaux, président-assesseur, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus par les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du second alinéa du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () / les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article () ".
2. Aux termes de l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales : " Les services publics d'eau et d'assainissement sont financièrement gérés comme des services à caractère industriel et commercial ". Il résulte de cette disposition que le service public de distribution de l'eau présente le caractère d'un service public industriel et commercial. Par suite, les rapports entre un service public industriel et commercial et ses usagers sont des rapports de droit privé relevant de la compétence des juridictions judiciaires.
3. M. et Mme A B demandent la condamnation de la commune de Saint-Nicolas-de-Port à leur verser la somme de 4 595 euros en réparation du préjudice qu'ils estiment avoir subi du fait de travaux de réfection inutiles d'une conduite d'eau qu'ils ont réalisés à la suite d'un courrier du 6 décembre 2018, par lequel la commune, dans le cadre du service de l'eau et de l'assainissement qu'elle gère en régie, les a informés d'une surconsommation d'eau et leur a conseillé de vérifier l'absence de fuite de leur installation à l'aval de leur compteur d'eau. Les requérants recherchent ainsi l'engagement de la responsabilité de la commune du fait des fautes qu'elle aurait commises en sa qualité de gestionnaire du service de l'eau en leur fournissant, en leur qualité d'usagers, des informations erronées et en les invitant à contrôler leur installation. Un tel litige les oppose en leur qualité d'usagers au service public de l'eau et de l'assainissement.
4. Il s'ensuit, nonobstant la mention dans les voies et délais de recours de la décision de rejet de la réclamation indemnitaire des requérants de la compétence du tribunal administratif, que c'est à bon droit que la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Nancy a rejeté, sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la demande de M. et Mme A B comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
5. La requête de M. et Mme A B, y compris leurs conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doit être rejetée, sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. et Mme A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A B et à Mme D E.
Fait à Nancy, le 20 mai 2025.
Le président-assesseur,
Signé : S. Barteaux
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N. Basso
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026