lundi 5 août 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-24DA00654 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | YOUSFI |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B C a demandé au tribunal administratif de Rouen d'annuler l'arrêté du 26 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit de circuler sur le territoire français pour une durée de trois mois et d'enjoindre au préfet de procéder au réexamen de sa situation administrative, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Par un jugement n° 2400485 du 9 mars 2024, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Rouen a rejeté ses demandes.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 31 mars 2024, M. C, représenté par Me Yousfi, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler cet arrêté ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de procéder au réexamen de sa situation administrative, dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'erreurs de fait ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle porte atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par les dispositions de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
Sur la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle repose sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle repose sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
Sur l'interdiction de circulation sur le territoire français :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 511-3-1, devenu L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle repose sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale.
La caducité de la demande d'aide juridictionnelle de M. C a été constatée par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 23 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ". Aux termes du dernier alinéa du même article : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter (), les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. Ils peuvent, de même, annuler une ordonnance prise en application des 1° à 5°et 7° du présent article à condition de régler l'affaire au fond par application de l'une des dispositions des 1° à 7° ".
2. M. C, ressortissant roumain né le 24 septembre 1997, déclare être entré sur le territoire français en 2008. Il relève appel du jugement du 9 mars 2024 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Rouen a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 26 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et lui a fait interdiction de circuler sur le territoire français pour une période de trois mois.
Sur les décisions d'obligation de quitter sans délai le territoire français et fixant le pays de destination :
3. En premier lieu, par arrêté du 18 décembre 2023, publié le 22 décembre suivant au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Seine-Maritime a donné délégation de signature à Mme A D, cheffe du bureau de l'éloignement, pour signer chacune des décisions comprises dans l'arrêté en litige. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, l'arrêté comporte les considérations de fait qui en constituent le fondement. Il n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments afférents à la situation personnelle et familiale de M. C, mais en mentionne les éléments pertinents. Il comporte des considérations de fait suffisamment détaillées pour mettre l'intéressé à même de comprendre les motifs des décisions qui lui sont opposées. La circonstance que l'arrêté vise les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur ancienneté numération, alors qu'il les cite expressément, n'a pas empêché le destinataire d'en appréhender les motifs de droit. Dans ces conditions, la décision portant obligation de quitter le territoire français, celle refusant un délai de départ volontaire et celle fixant le pays de destination sont suffisamment motivées au regard de l'ensemble des éléments figurant dans l'arrêté. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté. Il ne ressort pas des pièces du dossier, ni des motifs de l'arrêté en litige que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux et complet de la situation de l'appelant avant de prendre les décisions en cause. Ce moyen doit également être écarté.
5. En troisième lieu, d'une part, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui transposent les stipulations de la directive n° 2004/38/CE du 29 avril 2004 et mettent ainsi en œuvre le droit à la libre circulation des citoyens de l'Union européenne instauré par le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, prévoient à l'article L. 233-1 que : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : / 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; / 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; / () ". Aux termes de l'article L. 234-1 du même code : " Les citoyens de l'Union européenne () qui ont résidé de manière légale et ininterrompue en France pendant les cinq années précédentes acquièrent un droit au séjour permanent sur l'ensemble du territoire français. / () ". Aux termes de l'article L. 251-2 du même code : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 251-1, les citoyens de l'Union européenne ainsi que les membres de leur famille qui bénéficient du droit au séjour permanent prévu par l'article L. 234-1 ". D'autre part, il ressort de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux ressortissants d'un Etat membre de l'Union européenne : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : / () / 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; / () ".
6. Il appartient à l'autorité administrative, qui ne saurait se fonder sur la seule existence d'une infraction à la loi, d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence d'un citoyen de l'Union européenne sur le territoire français est de nature à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société française, ces conditions étant appréciées en fonction de la situation individuelle de l'intéressé, notamment de la durée de son séjour en France, de sa situation familiale et économique et de son intégration.
7. M. C a été condamné par un jugement du tribunal correctionnel de Chartres du 22 novembre 2022 à une peine de quatre années d'emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire pendant deux ans, pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni de 10 ans d'emprisonnement, vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt en récidive. Si M. C soutient que le préfet ne pouvait prendre en compte cette condamnation qui n'apparaît pas sur l'extrait du bulletin n° 2 de son casier judiciaire, elle figure bien sur la fiche pénale qui mentionne bien une condamnation et non une relaxe comme le soutient l'intéressé et est aussi corroborée par ses déclarations lors de son audition par les services de police. En outre, son casier judiciaire fait état de condamnations en 2015, 2016, 2018, 2019, 2020 et 2022 pour des faits de vol aggravé, y compris en récidive, dégradations, violences, recel ou encore circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance, représentant un total de dix-sept mois d'emprisonnement, cent quarante heures de travaux d'intérêt général, trois cents euros d'amende et à diverses peines complémentaires pour des faits de vol aggravé, y compris en récidive, dégradations, violences, recel ou encore circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance. Par suite, l'appelant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué serait entaché d'une erreur de fait. Or les périodes d'incarcération en France ne peuvent être prises en compte dans le calcul d'une durée de résidence donc l'intéressé ne peut soutenir avoir résidé de manière ininterrompue en France pendant les cinq années précédant l'arrêté en cause. Dans ces conditions, le préfet de la Seine-Maritime a pu estimer que la présence de M. C constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que l'intéressé n'entrait pas dans le champ de la protection contre l'éloignement prévue par l'article L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ainsi l'obliger à quitter le territoire français.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (). Aux termes du 1. de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. C vit chez sa sœur avec une compatriote et leurs trois enfants, âgés de six et trois ans. Son épouse dispose, depuis le mois de février 2023, d'un droit au séjour compte-tenu de l'exercice d'une activité professionnelle. M. C justifie de missions en intérim. Toutefois, il n'établit, ni même n'allègue qu'il serait dépourvu d'attaches familiales en Roumanie, son pays d'origine, où la cellule familiale peut se reconstituer, où les enfants pourront poursuivre leur scolarité et où les parents pourront s'insérer professionnellement. Alors que M. C a commis des faits graves et que son attitude réitérée porte atteinte à l'ordre public, les décisions d'obligation de quitter sans délai le territoire français et fixant le pays de destination ne peuvent être regardées comme ayant porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de celles du 1. de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur la situation personnelle de M. C.
10. En cinquième lieu, si M. C se prévaut des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile afin de prétendre que le préfet de la Seine-Maritime ne pouvait lui refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire, ces dispositions n'ont pas vocation à régir la situation des ressortissants de l'Union européenne. Aussi, l'appelant ne peut utilement soutenir que le préfet aurait méconnu les articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. En sixième lieu, eu égard à la situation de M. C telle qu'énoncée aux précédents points, il n'apparaît pas que le préfet de la Seine-Maritime aurait entaché sa décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire d'une erreur manifeste d'appréciation.
12. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été exposé précédemment que M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire. M. C n'est pas plus fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision portant fixation du pays de destination.
Sur l'interdiction de circulation sur le territoire français :
13. Aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans ".
14. L'arrêté comporte les considérations de fait et de droit relatifs à l'interdiction de circulation sur le territoire français et le moyen tiré d'un défaut de motivation doit être écarté. Comme indiqué au point 4, il ne ressort pas des pièces du dossier, ni des motifs de l'arrêté en litige que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux et complet de la situation de l'appelant avant de prendre les décisions en cause dont l'interdiction de circulation. Ce moyen doit également être écarté.
15. Il résulte de ce qui a été dit plus haut que M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant interdiction de circuler sur le territoire français serait illégale, par voie d'exception, en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement, du refus de délai de départ volontaire et de la décision fixant le pays de renvoi.
16. Il résulte également de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à se prévaloir d'une absence de menace à l'ordre public au sens du 3° de l'article L. 511-3-1, devenu 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
17. Pour les motifs mentionnés au point 9, la décision portant une interdiction de circulation limitée à trois mois ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les dispositions de l'article L. 251-4 précité et n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
18. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, par suite, de la rejeter en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction sous astreinte et celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Yousfi.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet de la Seine-Maritime.
Fait à Douai, le 5 août 2024
La présidente de la 1ère chambre,
Signé : G. Borot
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Par délégation,
La greffière,
Suzanne Pinto Carvalho
N°24DA00654
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026