LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA59-24DA00749

Cour administrative d'appel de Douai — Décision N° CAA59-24DA00749

jeudi 7 novembre 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Douai
SectionCour administrative d'appel de Douai
N° DossierCAA59-24DA00749
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé au tribunal administratif de Lille, d'une part, d'annuler les décisions du 25 novembre 2022 par lesquelles le préfet du Nord a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, d'autre part, d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " commerçant " dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir.

Par un jugement n° 2210163 du 11 avril 2024, le tribunal administratif de Lille a fait droit à sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 18 avril 2024, le préfet du Nord demande à la cour d'annuler ce jugement.

Il soutient que :

- c'est à tort que, pour annuler son arrêté du 25 novembre 2022, le tribunal a retenu une erreur de droit consistant à avoir motivé le refus de certificat de résidence algérien portant la mention " commerçant " sur le constat de l'insuffisance des moyens d'existence de M. A ; dès lors que son activité exercée en qualité d'autoentrepreneur n'est soumise à aucun régime d'autorisation administrative et qu'il ne s'agit pas d'une activité artisanale, la demande de M. A a en effet été examinée sur le seul fondement du a) de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 7 décembre 1968 qui permet la délivrance d'un certificat de résidence algérien portant la mention " visiteur " ;

- il ne justifie pas, à ce titre, de moyens d'existence suffisants ni de la réalité de son activité commerciale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- le code de commerce ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les premiers vice-présidents des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".

2. M. A, ressortissant algérien né le 8 novembre 1994, est entré en France le 23 septembre 2019, muni d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant ". Il s'est vu délivrer un certificat de résidence algérien en qualité d'étudiant, renouvelé jusqu'au 19 décembre 2021. Le 12 octobre 2021, M. A a sollicité son changement de statut et la délivrance d'un certificat de résidence algérien en qualité " d'entrepreneur / commerçant ". Par un arrêté du 25 novembre 2022, le préfet du Nord a rejeté sa demande de certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Le préfet du Nord relève appel du jugement du 11 avril 2024 par lequel le tribunal administratif de Lille a annulé ces décisions et lui a enjoint de délivrer à M. A un certificat de résidence algérien portant la mention " commerçant ", dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement.

3. Pour rejeter la demande de délivrance d'un certificat de résidence en qualité de commerçant présentée par M. A, le préfet du Nord a instruit sa demande en qualité de " visiteur " et a considéré qu'il ne justifie pas de la réalité de son activité commerciale ni qu'il en tire des moyens de subsistance suffisants afin de subvenir à ses besoins et qu'au surplus son activité commerciale est en inadéquation avec les études qu'il a suivies sur le territoire français.

4. Aux termes de l'article 5 de l'accord franco-algérien susvisé : " Les ressortissants algériens s'établissant en France pour exercer une activité professionnelle autre que salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur justification, selon le cas, qu'ils sont inscrits au registre du commerce ou au registre des métiers ou à un ordre professionnel, un certificat de résidence dans les conditions fixées aux articles 7 et 7 bis. ". Aux termes de l'article 7 du même accord : " () a) Les ressortissants algériens qui justifient de moyens d'existence suffisants et qui prennent l'engagement de n'exercer, en France, aucune activité professionnelle soumise à autorisation reçoivent après le contrôle médical d'usage un certificat valable un an renouvelable et portant la mention " visiteur " ; / () / c) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle soumise à autorisation reçoivent, s'ils justifient l'avoir obtenue, un certificat de résidence valable un an renouvelable et portant la mention de cette activité () ". Ces stipulations régissent de manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France pour y exercer une activité professionnelle autre que salariée, ainsi que les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés.

5. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. A, qui bénéficiait d'un certificat de résidence en qualité d'étudiant, a sollicité un changement de statut en vue d'obtenir un certificat de résidence en qualité de " commerçant " pour l'exercice d'une activité professionnelle non salariée ayant l'objet suivant : " achat et vente de produits d'entretiens écologiques et d'accessoires de la fibre optique en ligne, tirage de câbles de fibre optique et installation d'équipements de communication, nettoyage écologique des véhicules à domicile, livraison des achats, courses et repas à vélo, services aux entreprises non réglementés ". Il est constant qu'à la date où le préfet du Nord a rejeté la demande de M. A tendant à la délivrance d'un certificat de résidence en qualité de commerçant, celui-ci justifiait d'une immatriculation de sa société dénommée " MMA Presta " auprès du registre du commerce et des sociétés depuis le 22 septembre 2021. Ainsi, l'intéressé remplit la seule condition prévue par les stipulations applicables citées au point 3. A cet égard, si le préfet du Nord se prévaut des dispositions de l'article L. 123-1-1 du code de commerce, créées par l'article 8 de la loi n° 2008-776 du 4 août 2008, qui dispensaient d'une telle immatriculation les personnes bénéficiant du régime prévu à l'article L. 133-6-8 du code de la sécurité sociale, ces dispositions ont été abrogées par l'article 27 de la loi n° 2014-626 du 18 juin 2014 et n'étaient donc pas applicables à la situation de M. A, nonobstant la circonstance qu'il exercera ses activités commerçantes sous le régime de la micro entreprise.

6. D'autre part, dès lors que la demande de certificat de résidence présentée par M. A tend à l'exercice en France d'une activité professionnelle autre que salariée, celle-ci devait être examinée par le préfet du Nord au regard des stipulations de l'article 5 de l'accord franco-algérien, combinées à celles du c) de l'article 7 du même accord. Si le préfet du Nord fait valoir que les activités de M. A ne sont pas soumises à un régime d'autorisation en vertu des règles générales applicables à toute personne désireuse de les exercer en France, mais seulement aux formalités d'enregistrement auprès du centre de formalités des entreprises, il s'en déduit que l'intéressé n'était pas tenu de fournir d'autres pièces justificatives que celles produites à l'appui de sa demande, et non que celle-ci devait être examinée sur le fondement des stipulations du a) de l'article 7 de l'accord franco-algérien relatives à la délivrance de certificats de résidence portant la mention " visiteur ".

7. Dans ces conditions, en subordonnant la délivrance du certificat de résidence demandé par M. A à des conditions tenant à la réalité de l'activité commerciale, à l'existence de moyens d'existence suffisants et à l'adéquation de son activité professionnelle avec les études qu'il a suivies en France, qui ne sont pas prévues par l'article 5 de l'accord franco-algérien, le préfet du Nord a commis une erreur de droit.

8. Il résulte de tout ce qui précède que la requête du préfet du Nord est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, par suite, de la rejeter sur le fondement des dispositions, citées au point 1, de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête du préfet du Nord est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera transmise, pour information, au préfet du Nord.

Fait à Douai le 7 novembre 2024.

La présidente de la 3ème chambre,

Signé : M.-P. Viard

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme

Pour la greffière en chef,

par délégation,

La greffière,

C. Huls-Carlier

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions