lundi 5 août 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Douai |
| Section | Cour administrative d'appel de Douai |
| N° Dossier | CAA59-24DA00764 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | DANSET-VERGOTEN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Lille, d'une part, d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 9 mars 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a abrogé son récépissé de demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, et a assorti sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, d'autre part d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " pour raison médicale dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à défaut, d'enjoindre au préfet de procéder à un nouvel examen de sa demande de titre de séjour, enfin, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser directement à Me Danset-Vergoten en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un jugement n° 2307357 du 13 février 2024, le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 21 avril 2024, et un mémoire complémentaire reçu le 26 juin 2024, non communiqué, M B, représenté par Me Danset-Vergoten, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler cet arrêté ;
3°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " pour des raisons médicales dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à défaut, d'enjoindre au préfet de procéder à un nouvel examen de sa demande de titre de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser directement à Me Danset-Vergoten sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celle-ci de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- cette décision est insuffisamment motivée, en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'une erreur de droit quant à l'application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une absence d'examen sérieux et particulier de sa situation ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur de droit quant à l'application de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle viole les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une absence d'examen sérieux et particulier de sa situation ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- cette décision est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle viole les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision portant interdiction de retour :
- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ". Aux termes du dernier alinéa du même article : " () les présidents des formations de jugement des cours peuvent (), par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. B, ressortissant camerounais né le 5 mai 1989, déclare être entré en France le 24 février 2021. Il a sollicité le 12 mars 2021, le bénéfice de l'asile. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande par une décision du 4 avril 2021, confirmée par une décision 6 décembre 2021 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). M. B a ensuite sollicité son admission au séjour pour raisons de santé. Par un arrêté du 9 mars 2023, le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a assorti sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. M. B relève appel du jugement du 13 février 2024 par lequel le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
Sur la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, M. B fait grief à l'arrêté attaqué de reprendre strictement l'avis de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Toutefois, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci, dont la motivation n'est pas stéréotypée, mentionne les motifs de faits, tirés de l'examen de la situation personnelle de M. B, notamment la récente entrée sur le territoire de l'intéressé, son état de santé, la présence de ses enfants dans son pays d'origine, sa situation de concubinage avec un conjoint dont l'identité n'est pas établie et la circonstance que M. B ne fait état d'aucune attache privée et familiale sur le territoire français. Dès lors, cet arrêté est ainsi suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision portant refus de séjour doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / () ".
5. Le requérant réitère en appel le moyen tiré de l'erreur de droit quant à l'application de l'article susvisé. Il produit au soutien de ses conclusions des éléments nouveaux, notamment un certificat médical daté du 25 juin 2024, d'un psychiatre, praticien hospitalier, faisant état d'une comorbidité dépressive et de l'éventualité d'un passage à l'acte suicidaire. Toutefois, ce certificat reprend globalement des éléments déjà présents dans le certificat du 7 juin 2023 fournis en première instance, lesquels sont postérieurs à l'arrêté attaqué. Aussi ne peuvent-ils remettre en cause l'avis du 9 août 2022 du collège de médecins du service médical de l'OFII et l'appréciation portée par le préfet, le 9 mars 2023, sur son état de santé et les soins dont il pourra bénéficier dans son pays d'origine. Ceci d'autant plus que l'OFPRA puis la CNDA, ayant estimé peu crédibles les déclarations et le récit de M. B, le lien entre son état de santé et son départ du Cameroun ne peut être tenu pour établi. Le moyen tiré de l'erreur de droit quant à l'application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut donc qu'être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. M. B fait valoir que les troubles post-traumatiques dont il souffre font suite aux violences qu'il aurait subies dans son pays d'origine. Compte tenu de ce qui vient d'être dit, cet argument n'est pas de nature à établir que la décision attaquée porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale, une atteinte disproportionnée au regard des buts qu'elle poursuit. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
8. En quatrième lieu, le requérant fait grief à l'arrêté contesté d'être entaché d'une absence d'examen sérieux et particulier de sa situation, en ce que le préfet ne fait pas état de sa pathologie. Or, il résulte de ce qui a été dit au point 3 que le préfet a procédé à un examen sérieux et particulier de la situation de l'intéressé. Dans ces conditions, la circonstance que le préfet ne mentionne pas la pathologie dont souffre M. B ni ne donne davantage de précisions sur son état de santé n'est pas de nature à caractériser une absence d'examen sérieux et particulier de sa situation. Par suite, ce moyen doit être écarté.
9. En cinquième et dernier lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points 3, 5, 7 et 8, et en l'absence de tout autre élément, il n'est pas établi que M. B ne pourra bénéficier d'un traitement adapté à son état de santé dans son pays d'origine. Aussi, le moyen tiré de ce que l'arrêté contesté serait entaché d'une erreur d'appréciation doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :
10. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 3, le préfet a suffisamment motivé sa décision. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
11. En deuxième lieu, la décision portant refus de séjour n'étant pas illégale, M. B ne peut utilement se prévaloir de l'exception d'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire. Par suite, le moyen doit être écarté.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. / () ".
13. M. B fait valoir que son état nécessite une prise en charge sur le territoire français. Toutefois, comme il a été dit plus haut, rien n'établit qu'il ne pourrait bénéficier effectivement d'un traitement dans son pays d'origine. Par suite, ce moyen doit être écarté.
14. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 7 que le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, ce moyen ne peut être qu'écarté.
15. En cinquième et dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 8 et 9 que le préfet n'a pas entaché sa décision d'une absence d'examen sérieux et particulier de la situation de M. B, ni commis une erreur d'appréciation. Dès lors, ces deux moyens doivent être écartés.
Sur la décision fixant le pays de destination :
16. En premier lieu, M. B réitère sans y apporter de nouveaux développements en appel les moyens tirés de ce que la décision fixant le pays de destination est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen particulier de sa situation. Dès lors, il y a lieu de les écarter par adoption des motifs circonstanciés retenus par les premiers juges.
17. En deuxième lieu, la décision portant refus de séjour n'étant pas illégale, M. B ne peut utilement se prévaloir de l'exception d'illégalité de cette décision à l'encontre de celle fixant le pays de renvoi. Par suite, le moyen doit être écarté.
18. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
19. M. B réitère en appel le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, lequel n'est opérant qu'à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi. Toutefois, et alors que l'OFPRA puis la CNDA n'ont pas été convaincus par son récit et ses déclarations, il n'apporte pas en appel d'éléments nouveaux de fait ou de droit de nature à établir qu'il serait dans l'impossibilité d'accéder effectivement, dans son pays d'origine, à un traitement approprié, ni qu'en cas de renvoi, son intégrité physique serait gravement menacée au sens des stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, les moyens tirés de la violation de ces stipulations et d'une erreur d'appréciation doivent être écartés.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
20. En premier lieu, la décision portant refus de séjour n'étant pas illégale, M. B ne peut utilement se prévaloir de l'exception d'illégalité de cette décision à l'encontre de celle portant interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen doit être écarté.
21. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
22. M. B réitère en appel les moyens tirés la méconnaissance des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation et l'erreur d'appréciation. Toutefois, il n'apporte pas en appel d'éléments nouveaux de fait ou de droit de nature à remettre en cause l'appréciation portée par le premier juge sur ces moyens. Dès lors, il y a lieu de les écarter par adoption de motifs retenus à bon droit par le tribunal administratif de Lille.
23. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, par suite, de la rejeter en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction sous astreinte et celles tendant à l'application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Danset-Vergoten et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet du Nord.
Fait à Douai le 5 août 2024.
La présidente de la 3ème chambre,
Signé : M.-P. Viard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme
Pour la greffière en chef,
par délégation,
La greffière,
C. Huls-Carlier
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026