LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA59-24DA00835

Cour administrative d'appel de Douai — Décision N° CAA59-24DA00835

mardi 23 juillet 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Douai
SectionCour administrative d'appel de Douai
N° DossierCAA59-24DA00835
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés
Avocat requérantCENTAURE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif d'Amiens d'annuler l'arrêté du préfet du Nord du 15 février 2024 portant transfert aux autorités croates en vue de l'examen de sa demande d'asile.

Par un jugement n° 2400751 du 27 mars 2024, la présidente du tribunal administratif d'Amiens a annulé cet arrêté et enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B.

Procédure devant la cour :

I - Par une requête enregistrée le 29 avril 2024 sous le numéro 24DA00835, le préfet du Nord, représenté par la SELARL Centaure Avocats, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) de rejeter la demande de M. B devant le tribunal administratif.

La requête a été communiquée à M. B qui n'a pas produit de mémoire.

II - Par une requête enregistrée le 14 mai 2024 sous le numéro 24DA00920, le préfet du Nord, représenté par la SELARL Centaure Avocats, demande à la cour de surseoir à l'exécution de ce jugement.

La requête a été communiquée à M. B qui n'a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, dit " règlement Dublin III " ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose : " () les présidents des formations de jugement des cours peuvent (), par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

2. Il y a lieu de joindre les requêtes susvisées pour y statuer par une seule décision.

Sur le moyen d'annulation retenu par le tribunal :

3. L'arrêté, qui s'est référé à l'article 18, 1, b) du règlement 604/2013 et a relevé que M. B avait demandé l'asile en Croatie était suffisamment motivé au sens des articles L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

4. Il résulte de ce qui précède que le préfet est fondé à soutenir que c'est à tort que la présidente du tribunal administratif a estimé que son arrêté était insuffisamment motivé.

Sur les autres moyens invoqués par M. B :

5. Toutefois, il appartient à la cour, saisie de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner les autres moyens invoqués par M. B.

6. M. B a demandé l'asile en Croatie en juin 2023 puis en France en août 2023. Le préfet du Nord a pris le 7 décembre 2023 un premier arrêté portant transfert de l'intéressé aux autorités croates en vue de l'examen de sa demande d'asile.

7. Par un jugement du 10 janvier 2024, le magistrat désigné du tribunal administratif d'Amiens a annulé cet arrêté, compte tenu de l'état de santé de l'intéressé, pour erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement 604/2013.

8. Le préfet a pris le 15 février 2024 un second arrêté portant transfert de M. B aux autorités croates en vue de l'examen de sa demande d'asile.

9. Toutefois, d'une part, si le jugement du 10 janvier 2024 a pris en compte la dégradation de l'état de santé de M. B survenue après l'édiction de l'arrêté du 7 décembre 2023 et n'a pas vérifié si une prise en charge était disponible en Croatie, le préfet n'a pas fait appel de ce jugement, qui est donc devenu définitif.

10. D'autre part, aucun changement dans les circonstances de droit ou de fait, entre le premier et le second arrêté, de nature à emporter des conséquences sur l'appréciation des droits ou prétentions en litige ne ressort des pièces du dossier et n'est d'ailleurs invoqué.

11. Dans ces conditions, l'arrêté du 15 février 2024 a méconnu l'autorité de la chose jugée qui s'attache au dispositif du jugement du 10 janvier 2024 et au motif qui en est le soutien nécessaire.

12. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens invoqués par M. B, que le préfet n'est pas fondé à se plaindre de ce que la présidente du tribunal a annulé son arrêté.

Sur les conclusions à fin de sursis à exécution :

13. Il résulte de ce qui précède qu'il n'y a pas lieu de statuer sur ces conclusions.

ORDONNE :

Article 1er : La requête n° 24DA00835 est rejetée.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête n° 24DA00920.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet du Nord, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à M. A B.

Fait à Douai, le 23 juillet 2024.

Le président de la 4ème chambre,

Signé : Marc Heinis

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Par délégation,

La greffière,

Elisabeth Héléniak

N°24DA00835, 24DA00920

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions