lundi 4 novembre 2024
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-22LY00166 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | autres |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
Par trois requêtes enregistrées le 3 décembre 2021 sous le n° 2103293, le 24 janvier 2022 sous le n° 2200223 et le 7 mars 2022 sous le n° 2200640 par le greffe du tribunal administratif de Dijon, M. A Mauduech reproche à trois magistrats du tribunal judiciaire de Nevers de ne pas chercher à identifier le propriétaire d'un bien immobilier sis rue de Parigny à Nevers et porte plainte contre le dysfonctionnement administratif du tribunal judiciaire de Nevers.
Par trois ordonnances n° 2103293 du 4 janvier 2022, n° 2200223 du 25 janvier 2022 et n° 2200640 du 8 mars 2022, le président du tribunal administratif de Dijon a rejeté ses demandes.
Procédure devant la cour
Par trois requêtes enregistrées le 14 janvier sous le n° 22LY00166, le 2 février 2022 sous le n° 22LY00334 et le 28 mars 2022 sous le n° 22LY00932, M. Mauduech demande à la cour d'annuler les trois ordonnances du président du président du tribunal administratif de Dijon précitées et de faire droit à ses demandes.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. Pour rejeter les requêtes présentées par M. Mauduech, le président du tribunal administratif de Dijon a relevé qu'à supposer que la juridiction administrative soit compétente pour en connaître, elles ne satisfaisaient pas aux exigences des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice, en l'absence de conclusions et de désignation de la décision attaquée. Il ressort des pièces des dossiers que les requêtes manuscrites, déposées par le requérant sur un même objet, sa demande à trois juges du tribunal judiciaire de Nevers concernant l'identification du propriétaire d'un studio sis 36 rue de Parigny à Nevers, ne comportent aucun moyen ni conclusion et, de surcroît, ne concernent pas la juridiction administrative. En tout état de cause, il appartient à la juridiction judiciaire de connaître des demandes de M. Mauduech. Il résulte de ce qui précède que c'est à bon droit que le président du tribunal administratif de Dijon a rejeté ses requêtes comme étant irrecevables.
3. Dès lors, il y a lieu de rejeter les requêtes de M. Mauduech, qui ne comportent d'ailleurs pas de conclusions ni de moyens et ne sont pas présentées avec le concours d'un avocat, par application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice.
ORDONNE :
Article 1er : Les requêtes de M. Mauduech sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A Mauduech et au garde de Sceaux, ministre de la justice.
Fait à Lyon, le 4 novembre 2024.
Le président,
Gilles Hermitte
La République mande et ordonne au garde de Sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,-22LY00334-22LY0093
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026