mercredi 11 juin 2025
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-23LY02477 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | ALTIUS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 juillet 2023, la société Distribution Casino France, représentée par Me Bolleau, demande à la cour :
1°) d'annuler la décision du 4 mai 2023 par laquelle la Commission nationale d'aménagement commercial (CNAC) a rejeté comme irrecevable son recours contre l'avis du 25 janvier 2023 aux termes duquel la commission départementale d'aménagement commercial du Puy-de-Dôme s'est prononcée en faveur de l'extension de 545 m2 d'un ensemble commercial " Intermarché Super " passant de 980 m2 à 1 525 m2 ainsi que de l'extension de l'emprise au sol de 70 m2 d'un point permanent de retrait par la clientèle d'achats au détail de produits commandés par voie télématique, organisé pour l'accès en automobile, composé de deux pistes d'une emprise au sol passant de 40 m2 à 110 m2 sur le territoire de la commune de Clermont-Ferrand, ainsi que l'arrêté du 21 juin 2023 par lequel le maire a délivré à la société Fidolis 2019 le permis de construire valant autorisation d'exploitation commerciale ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Clermont-Ferrand la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 avril 2024, la CNAC conclut au rejet de la requête.
Par des mémoires en défense enregistrés les 14 mai 2024 et 24 avril 2025 la société Fidolis 2019, représentée par Me Debaussart, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 6 000 euros soit mise à la charge de la société Distribution Casino France au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 mai 2024 la commune de Clermont-Ferrand, représentée par Me Bonicel-Bonnefoi, conclut au rejet de la requête ou, subsidiairement, à ce qu'il soit sursis à statuer dans l'attente du nouvel examen par la CNAC du recours présenté par la société Distribution Casino France et d'une nouvelle décision de son maire et, en tout état de cause, à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société Distribution Casino France au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 16 mai 2025, la société Distribution Casino France déclare se désister de sa requête.
Un mémoire enregistré le 27 mai 2025 présentée par la société Fidolis 2019 n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (). ".
2. Le désistement de la société Distribution Casino France est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Distribution Casino France les sommes demandées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par la société Fidolis 2019 et la commune de Clermont-Ferrand.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la société Distribution Casino France.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Fidolis 2019 et la commune de Clermont-Ferrand au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée aux sociétés Distribution Casino France et Fidolis 2019, à la Commission nationale d'aménagement commercial et à la commune de Clermont-Ferrand.
Copie en sera adressée à la société Auchan hypermarché.
Fait à Lyon, le 11 juin 2025.
La présidente de la 5ème chambre,
Céline Michel
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026