lundi 16 septembre 2024
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-23LY02571 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SELARL ASTERIO |
Vu les jugements attaqués ;
Vu les autres pièces produites et jointes aux dossiers ;
Vu :
- le code général des impôts ;
- le décret n° 2023-822 du 25 août 2023 modifiant le décret n° 2013-392 du 10 mai 2013 ;
- le code de justice administrative, notamment ses articles R. 351-2 et R. 811-1-1 ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 351-2 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'Etat, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'État qui poursuit l'instruction de l'affaire. () ". Aux termes de l'article R. 811-1-1 du même code : " Les tribunaux administratifs statuent en premier et dernier ressort sur les recours contre les permis de construire () un bâtiment à usage principal d'habitation () lorsque le bâtiment () est implanté en tout ou partie sur le territoire d'une des communes mentionnées à l'article 232 du code général des impôts et son décret d'application. / Les dispositions du présent article s'appliquent aux recours introduits entre le 1er décembre 2013 et le 31 août 2022. ".
2. M. et Mme A et J ont demandé au tribunal administratif de Grenoble sous le n° 2102818, d'une part l'annulation du certificat d'urbanisme du 20 janvier 2020 délivré à Mme F et, d'autre part, l'annulation du permis de construire du 21 octobre 2020 délivré à Mme L et M. G et de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux. Ils relèvent appel de ce jugement en tant qu'il a rejeté leurs conclusions tendant à l'annulation du permis de construire délivré le 21 octobre 2020 et de la décision implicite rejetant leur recours gracieux. La demande de M. et Mme A et J tendant à l'annulation de ce permis de construire, qui porte sur la construction d'une maison individuelle sur le territoire de la commune des Déserts, a été introduite devant le tribunal administratif le 3 mai 2021. La commune des Déserts relève, à la date du jugement du 14 mai 2024 du tribunal administratif de Grenoble, de la liste des communes mentionnées à l'article 232 du code général des impôts et son décret d'application du 10 mai 2013, tel que modifié le 25 août 2023. Par suite, le jugement attaqué a été rendu en premier et dernier ressort. Il y a lieu, dès lors, de transmettre la requête de M. et Mme A et J tendant à l'annulation de ce jugement au Conseil d'État.
3. Mme C M et M. B I ont demandé le 13 janvier 2021 au tribunal administratif de Grenoble sous le n° 2100278 d'annuler ce même permis de construire ainsi que le permis modificatif du 7 mai 2021. Ils relèvent appel du jugement n° 2100278 du 13 juin 2023 par lequel le tribunal administratif de Grenoble a rejeté leur demande. Eu égard à la connexité de cette requête d'appel avec celle examinée au point 2, il y a lieu de transmettre également cette requête d'appel au Conseil d'Etat.
ORDONNE :
Article 1er : Les requêtes n° 23LY02571 et n° 24LY02017 sont transmises au Conseil d'État.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'État, à Mme C M et M. B I, à Mme E A et M. H A, à J, à la commune des Déserts, à Mme L et M. G et à Mme D F.
Fait à Lyon, le 16 septembre 2024.
Le Président de la cour,
Gilles Hermitte
Pour expédition conforme,
La greffière
N°s 23LY02571, 24LY02017
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026