mardi 25 février 2025
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-24LY01474 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | Léonard BALME LEYGUES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B A C a demandé au tribunal administratif de Dijon l'annulation de la décision du 19 mars 2021 de la directrice générale du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG) portant refus d'autorisation d'exercice de la profession de médecin dans la spécialité cardiologie et maladies cardiovasculaires, ainsi que la décision du 5 août 2021 portant rejet de son recours gracieux.
Par un jugement n° 2103318 du 21 mars 2024, le tribunal administratif de Dijon a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête sommaire enregistrée le 21 mai 2024, Mme A C, représentée par l'AARPI Grapho Avocats, agissant par Me Balme Leygues, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement n° 2103318 du 21 mars 2024 du tribunal administratif de Dijon ainsi que les décisions de la directrice générale du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG) prises les 19 mars 2021 et 5 août 2021 ;
2°) d'enjoindre au CNG de lui délivrer l'autorisation d'exercice qu'elle sollicite dans un délai d'un mois à compter de l'arrêt à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du CNG une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A C soutient que le jugement est irrégulier pour ne pas être signé et entaché d'une erreur de droit et que les décisions attaquées sont entachées d'erreur d'appréciation, d'erreur de fait et d'erreur de droit.
Par un courrier du 5 juin 2024, Mme A C a été mise en demeure, en application de l'article R. 612-5 du code de justice administrative, de produire sous un mois le mémoire complémentaire expressément annoncé par elle dans sa requête sommaire introductive d'instance et il lui a été précisé qu'en l'absence de cette production dans le délai imparti, elle serait réputée s'être désistée de sa requête.
Mme A C n'a pas produit de mémoire complémentaire.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 décembre 2024, le centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière conclut, à titre principal, à ce que la cour prononce, sur le fondement de l'article R. 612-5 du code de justice administrative, le désistement d'office de sa requête de Mme A C, à titre subsidiaire au rejet de cette requête en raison de son irrecevabilité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du 2 septembre 2024 par laquelle le président de la cour a désigné M. Bernard Gros, premier conseiller, pour statuer dans le cadre des 1°, 3°, 4° et 5° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel, () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements / () ".
2. Aux termes des dispositions de l'article R. 612-5 du même code : " Devant les tribunaux administratifs et les cours administratives d'appel, si le demandeur, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée, n'a pas produit le mémoire complémentaire dont il avait expressément annoncé l'envoi (), il est réputé s'être désisté ".
3. Dans sa requête sommaire du 21 mai 2024, Mme A C expose déférer le jugement n° 2103318 du 21 mars 2024 du tribunal administratif de Dijon à la censure de la cour, ce par des moyens " sommairement énoncés, et qui seront développés dans un mémoire complémentaire ultérieur ". En dépit de la mise en demeure de produire un tel mémoire, qui lui a été adressée le 5 juin 2024 par le greffe de la cour par la voie de l'application informatique Télérecours et dont le conseil de la requérante a accusé réception le 10 juin 2024 à 10h06, Mme A C n'a fait parvenir à la cour aucun mémoire complémentaire, dans le délai d'un mois ouvert par cette mise en demeure ni même à la date de la présente ordonnance. La requérante est ainsi réputée s'être désistée de sa requête. Il y a lieu, dès lors, de donner acte de son désistement.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A C.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A C et au centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière.
Fait à Lyon, le 25 février 2025.
Le magistrat désigné,
Bernard Gros
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et de la famille en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026