jeudi 12 décembre 2024
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-24LY01618 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | ACHOU |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
Mme B C A a demandé au tribunal administratif de Clermont-Ferrand d'annuler l'arrêté du 14 mars 2024 par lequel le préfet de la Haute-Loire l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois.
Par un jugement n° 2400823 du 14 mai 2024 la présidente du tribunal administratif de Clermont-Ferrand a constaté qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Procédure devant la cour
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 juin 2024 et le 28 août 2024, le préfet de la Haute-Loire demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement en litige ;
2°) de confirmer la légalité de l'arrêté du 14 mars 2024.
Il soutient que :
- c'est à tort que le premier juge a estimé que la délivrance d'une attestation de demandeur d'asile en vue d'un réexamen avait eu pour effet d'abroger implicitement l'obligation de quitter le territoire en litige ;
- les moyens exposés par l'intimé ne sont pas fondés.
Par des mémoires enregistrés le 13 août 2024 et le 17 septembre 2024, Mme C A représentée par Me Achou, demande à la cour de rejeter la requête d'appel et le cas échéant d'annuler l'arrêté du 14 mars 2024.
Elle soutient que :
- le moyen du préfet tendant à la contestation de l'abrogation de la mesure d'éloignement relevée par le premier juge ne peut pas être pris en compte en appel car non mis en avant en première instance ;
- l'arrêté en litige du 14 mars 2024 n'a pas été effectivement signé le 14 mars 2024 ;
- il est entaché d'erreur d'appréciation dans ses motivations, au regard des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et il méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- l'interdiction de retour sur le territoire est entachée d'une insuffisance de motivation et d'erreur de droit.
Par ordonnance du 13 août 2024, la clôture d'instruction a été fixée le 18 septembre 2024.
Par un mémoire enregistré le 5 décembre 2024, le préfet de la Haute-Loire déclare se désister de sa requête et demande qu'il soit prononcé un non-lieu à statuer.
Par une ordonnance du 5 décembre 2024 l'instruction a été rouverte.
Par un mémoire enregistré le 6 décembre 2024, Mme C A représentée par Me Achou conclut à ce qu'il soit donné acte du désistement.
Mme C A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 août 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Vu la décision par laquelle le président de la cour administrative d'appel de Lyon a désigné M. Haïli, président-assesseur de la 2ème chambre, pour statuer par ordonnance sur les requêtes d'appel en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B C A, ressortissante égyptienne, est entrée irrégulièrement sur le territoire français le 5 octobre 2021. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 26 janvier 2022 confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 14 février 2024. Par un arrêté du 14 mars 2024, le préfet de la Haute-Loire l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Mme B C A a demandé au tribunal administratif de Clermont-Ferrand d'annuler cet arrêté. Par un jugement n° 2400823 du 14 mai 2024 la présidente du tribunal a prononcé un non-lieu sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction du demandeur. Par la présente requête, le préfet de la Haute-Loire relève appel de ce jugement.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () ".
3. Par un acte enregistré le 5 décembre 2024, le préfet de la Haute-Loire a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement d'instance est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête du préfet de la Haute-Loire.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur et à Mme B C A.
Copie en sera adressée pour information au préfet de la Haute-Loire.
Fait à Lyon, le 12 décembre 2024.
Le président-assesseur de la 2ème chambre,
X. HAÏLI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026