lundi 10 mars 2025
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-24LY01984 |
| Type | Ordonnance |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SELARL SISYPHE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
Mme B A a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler le compte rendu de son entretien d'évaluation professionnelle pour l'année 2021/2022.
Par un jugement n° 2302595 du 14 mai 2024, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 12 juillet 2024, Mme A, représentée par Me Beyer, demande à la cour :
1°) d'annuler l'entretien professionnel réalisé au titre de l'année 2021/2022 par la responsable administrative et financière du service général des relations internationales de l'université Jean Moulin Lyon 3 ;
2°) de mettre à la charge de l'université la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'entretien du 5 juillet 2022 s'est déroulé dans des conditions irrégulières du fait de l'état d'énervement de sa supérieure hiérarchique ;
- le compte rendu ne retranscrit pas la réalité de l'entretien ;
- l'évaluation de l'année passée n'est pas conforme à la réalité ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
Par un mémoire enregistré le 10 septembre 2024, le président de l'université Jean Moulin Lyon 3, représenté par Me Gardien, conclut au non-lieu à statuer et à de mettre à la charge de Mme A la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la requête est irrecevable, n'étant dirigée contre aucun jugement ; qu'elle a perdu son objet, depuis la transmission par le président de l'université d'un second compte rendu d'évaluation le 6 avril 2023, qui s'est substitué à l'acte attaqué, ainsi que l'a jugé le tribunal ; à titre subsidiaire, le compte rendu de l'entretien professionnel contesté par Mme A n'est entaché d'aucune illégalité.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires, ensemble la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'État ;
- le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'État ;
- le code de justice administrative ;
Vu la décision du 1er juillet 2024 par laquelle le président de la cour a désigné Mme Irène Boffy première conseillère, pour statuer dans le cadre des 1°, 3°, 4° et 5° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2.Mme A était, au cours de l'année universitaire 2021-2022, assistante de recherches et ingénieure, responsable d'un pôle financier à l'université Jean Moulin Lyon 3. Elle relève appel du jugement par lequel la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Lyon du 14 mai 2024 a prononcé un non-lieu à statuer sur sa requête. La magistrate désignée du tribunal a constaté qu'un nouveau compte-rendu, comportant des mentions plus favorables, avait été adressé le 6 avril 2023 à Mme A, suite à son recours gracieux du 13 mars 2023 auprès du président de l'université, cette nouvelle évaluation se substituant à la précédente.
3.En appel, Mme A, qui ne conteste pas le non-lieu et ne demande ni l'annulation ni la réformation du jugement, persiste à demander la seule annulation du compte rendu d'entretien professionnel précédent adressé le 24 février 2023, lequel a disparu de l'ordonnancement juridique.
4.Par suite, les conclusions de Mme A sont dépourvues d'objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
ORDONNE :
Article 1er :Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à l'université Jean Moulin Lyon 3.
Fait à Lyon, le 10 mars 2025
La magistrate désignée,
I. Boffy
La République mande et ordonne à la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
al
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026