jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-24LY02461 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | LANGLOIS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
L'office public de l'habitat (OPAC) de Saône-et-Loire et les occupants de logements ont demandé au tribunal administratif de Dijon la condamnation solidaire de constructeurs, dont la société La Solution, à les indemniser de désordres affectant l'immeuble d'habitation Méridien à Chalon-sur-Saône.
Par jugement n° 1702289 du 27 juin 2024, le tribunal a condamné la société La Solution, solidairement avec d'autres constructeurs à verser à l'OPAC de Saône-et-Loire les sommes de 520 456,53 euros et de 490 000 euros, à M. C, à M. et Mme A, à M. B, chacun pour ce qui le concerne, la somme de 30 615,09 euros, outre mise à la charge des frais d'expertise et condamnation à garantir les co-auteurs des désordres.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 26 août 2024, les sociétés MMA IARD SA et MMA IARD Assurances Mutuelles, représentées par Me Creusvaux, demandent à la cour d'annuler les articles 7 à 13, 18, 29 à 31, 33 à 36 de ce jugement en tant qu'il condamne leur assurée, la société La Solution et de rejeter toutes les conclusions dirigées contre elle en première instance
Elles soutiennent que :
- elles sont recevables à faire appel dès lors qu'elles le sont à intervenir volontairement au soutien de leur assurée ;
- les désordres affectant les châssis coulissants de l'ouvrage ne sont pas imputables à la société La Solution ; qu'ils le sont à la société Projet Alu qui a élaboré les plans d'exécution, à la société Lacaton et Vassal, maître d'œuvre, et à Socotec, contrôleur technique ;
- c'est à tort que la société La Solution a été condamnée à indemniser des préjudices immatériels alors que l'OPAC de Saône-et-Loire n'a présenté contre elle aucune demande de ce chef ;
- l'indemnisation des désordres diffère de l'estimation de l'expert et doit être réduite en conséquence ;
- celle-ci doit être exprimée hors taxe.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code civil ;
- le code des assurances ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent () par ordonnance () : 4° Rejeter les requêtes d'appel manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Hors le cas où il justifierait d'une subrogation légale ou conventionnelle établie en vertu de l'article L. 121-12 du code des assurances ou de l'article 1250 du code civil qui le substituerait dans les droits et obligations de la partie qu'il a indemnisée, un assureur qui n'a pas été partie à l'instance engagée devant le tribunal et contre qui n'a pas été prononcé de condamnation, n'a ni qualité ni intérêt à relever appel du jugement condamnant son assuré. Il suit de là que la présente requête, qui ne saurait s'analyser comme une intervention volontaire au soutien d'un appel que le mandataire-liquidateur de la société La Solution n'a pas formé, et qui n'est appuyée d'aucune subrogation, est manifestement irrecevable, au sens des dispositions citées au point 1, et doit être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête des sociétés MMA IARD SA et MMA IARD Assurances Mutuelles est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée aux sociétés MMA IARD SA et MMA IARD Assurances Mutuelles.
Fait à Lyon, 17 octobre 2024
Le président de la 4ème chambre,
Ph. Arbarétaz
La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
1
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026