mercredi 13 novembre 2024
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-24LY02547 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SCP COLLET-DE ROCQUIGNY CHANTELOT-ROMENVILLE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
L'Office public de l'habitat et de l'immobilier social (Ophis) du Puy-de-Dôme a demandé au tribunal administratif de Clermont-Ferrand de condamner solidairement l'Atelier Casa Architecture, maître d'œuvre, et son assureur, Axa France Iard, ainsi que d'autres constructeurs à l'indemniser de désordres affectant un ensemble immobilier édifié à Cournon d'Auvergne.
Par jugement n° 2100489 du 16 juin 2023, le tribunal a, d'une part, rejeté la demande de condamnation d'Axa France Iard comme présentée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître, d'autre part, condamné l'Atelier Casa Architecture à verser les sommes de 23 429,77 euros TTC, 14 145,12 euros TTC et 73 960,92 euros TTC à l'Ophis du Puy-de-Dôme, enfin, condamné l'Atelier Casa Architecture à garantir les autres coauteurs de, respectivement, 90 %, 20 % et 60 % des condamnations prononcées au bénéfice du maître d'ouvrage et fait droit à ses propres appels en garantie à hauteur de 5 %, 10 %, 15%, 70 %, 20 % et 5 %.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 6 septembre 2024, l'Atelier Casa Architecture et la compagnie Axa France Iard, représentés par la société d'avocats Collet-de Rocquigny-Chantelot-Brodiez-Gourdon et Associés, demandent à la cour :
1°) d'annuler ce jugement en tant, d'une part, qu'il condamne l'Atelier Casa Architecture à indemniser l'Ophis du Puy-de-Dôme, qu'il le condamne à garantir les autres coauteurs de ces condamnations et limite ses appels en garantie ;
2°) de rejeter les demandes indemnitaires de l'Ophis du Puy-de-Dôme et les appels en garantie dirigés contre le maître d'œuvre, subsidiairement, de réduire sa part de condamnation à 10 % du montant des désordres indemnisables et de condamner les autres locateurs à le garantir de l'intégralité de ses condamnations.
L'Atelier Casa Architecture et la compagnie Axa France Iard soutiennent que :
- les désordres litigieux ne présentent pas de caractère décennal ;
- ces désordres ayant pour origine des fautes d'exécution, la charge de leur indemnisation doit revenir aux entreprises de travaux.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code des assurances ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent () par ordonnance : 4° Rejeter les requêtes d'appel manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. Or, il ressort du dossier de première instance que le pli recommandé contenant le jugement attaqué accompagné de la mention des voies et délais d'appel a été notifié, le 19 juin 2023 à l'Atelier Casa Architecture et le 23 juin 2023 à la compagnie Axa France Iard. Il suit de là que la présente requête, enregistrée après l'expiration du délai d'appel de deux mois ouvert par l'article R. 811-2 du code de justice administrative, est tardive et doit être rejetée, l'assureur qui ne se prévaut d'aucune subrogation, n'ayant en outre ni qualité ni intérêt à faire appel d'un jugement qui ne le condamne pas.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de l'Atelier Casa Architecture et de la compagnie Axa France Iard est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'Atelier Casa Architecture et à la compagnie Axa France Iard.
Fait à Lyon, le 13 novembre 2024
Le président de la 4ème chambre,
Ph. Arbarétaz
La République mande et ordonne à la préfète du Puy de Dôme, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
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Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026