mercredi 5 février 2025
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-24LY03023 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
M. B A a demandé au tribunal administratif de Clermont-Ferrand, d'une part, d'annuler le refus de délivrance implicite, que lui a opposé le préfet du Puy-de-Dôme, d'une carte de résident longue durée - UE ou de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle, d'autre part, d'enjoindre sous astreinte à cette autorité de lui délivrer le titre demandé ou de réexaminer sa situation, enfin, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais d'instance.
M. A s'étant désisté de ses conclusions à fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte après que le préfet du Puy-de-Dôme eut délivré une carte de résident longue durée - UE, la présidente de la 2ème chambre du tribunal lui en a donné acte, par ordonnance n° 2401199 du 5 septembre 2024, et a rejeté la demande de paiement des frais d'instance.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 25 octobre 2024, M. A, représenté par Me Khanifar, demande à la cour d'annuler cette ordonnance en ce qu'elle rejette sa demande de versement par l'Etat d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et de mettre cette somme à la charge de l'Etat.
M. A soutient que :
- l'ordonnance attaquée est entachée, d'une part, d'un défaut de visa du maintien de la demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, d'autre part, d'un défaut de motivation ;
- le rejet de la demande a pour effet de transférer de la partie perdante au budget de l'aide juridictionnelle la charge du paiement de l'avocat ;
- en cas de rejet de l'aide juridictionnelle, le justiciable serait conduit à assumer cette charge, contre l'équité.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le bureau d'aide juridictionnelle a constaté la caducité de la demande d'aide juridictionnelle de M. A ;
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement () des cours () peuvent () par ordonnance : () 7° Rejeter () les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien- fondé () ".
2. D'autre part, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie () perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens () le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation "
Sur la régularité de l'ordonnance attaquée :
3. En premier lieu, en indiquant que la requête enregistrée le 28 mai 2024 tendait à ce que l'Etat prenne en charge une somme de 1 500 euros au titre des frais de l'instance, puis que le mémoire enregistré le 24 juillet 2024, s'il tendait au désistement des demandes d'annulation, d'injonction et d'astreinte, maintenait la demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'ordonnance attaquée a visé complétement les conclusions présentées au titre des frais d'instance.
4. En second lieu, la motivation à laquelle le juge est tenu pour appliquer les dispositions citées au point 2 implique qu'il indique si la partie est perdante ou bien, dans le cas contraire, ce qu'il décide d'allouer, en équité, dans les circonstances de l'espèce. Dès lors qu'il a indiqué rejeter la demande, dans les circonstances de l'espèce, il a suffisamment motivé sa décision, sans avoir à détailler ce qu'il a pris en considération au titre de l'équité.
Sur le fond :
5. M. A n'indique pas en quoi sa situation économique ferait obstacle à ce qu'il supporte les frais d'avocat dans une instance au cours de laquelle l'administration a, d'elle-même, fait droit à sa demande, tandis qu'il n'entre pas dans l'office du juge saisi d'une demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative de statuer en fonction de considérations d'imputation budgétaire.
6. Il résulte de ce qui précède que les moyens invoqués avant l'expiration du délai d'appel sont manifestement dépourvus de fondement et que les conclusions de la requête doivent être rejetées en application du 7° précité de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Lyon, le 5 février 2025.
Le président de la 4ème chambre,
Ph. Arbarétaz
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
1
2
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026